Du livre au film : Le Labyrinthe

labyrinthe1Après Hunger Games et Divergente, la nouvelle trilogie young-adult à la mode c’est L’Epreuve. Le Labyrinthe, adaptation du premier tome de cette trilogie qui oscille entre horreur et dystopie, et signée James Dashner, tient le haut du box-office depuis sa sortie au cinéma début octobre. Est-ce que ça vaut le coup d’aller le voir ?

Quand un concept marche bien, les producteurs de cinéma sont comme les éditeurs, ils continuent de creuser le filon. Alors que la sortie de l’adaptation de Le Passeur ( The Giver) est prévue pour le 29 octobre 2014, les adolescents ont tout le loisir de pouvoir d’ors et déjà visionner l’adaptation d’un premier tome d’une autre trilogie qui marche bien en young-adult et signée  James Dashner : Le Labyrinthe.

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L’histoire a tous les arguments qu’il faut pour convaincre les adolescents devenus fans des dystopies et romans à sensations telles qu’on les invente aujourd’hui : un endroit dangereux, des créatures menaçantes, une idée de « jeu » derrière la tête, du mystère et surtout beaucoup, beaucoup d’actions. Le Labyrinthe c’est donc l’histoire de Thomas, un adolescent qui se réveille dans une cage qui monte vers Le Bloc. Arrivé sur place, il découvre un endroit où d’autres adolescents sont comme lui piégés et confrontés à un dangereux labyrinthe qui se referme et transforme chaque nuit. Rester une nuit dans le labyrinthe, c’est s’assurer la mort… Thomas décide d’aider les autres à s’échapper du labyrinthe quand une série d’événements étranges et menaçants se produisent….

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J’avais trouvé le premier tome de la trilogie L’épreuve plutôt addictif et avec un concept intéressant. Le Labyrinthe c’est un peu la version moderne et futuriste du labyrinthe inventé par Dédale dans l’histoire du Minotaure. Thomas, qu’on pourrait comparer à Thésée, sera d’ailleurs amener à se battre avec des créatures dignes du monstre de la mythologie greco-romaine.
A la dangerosité du labyrinthe, s’ajoute aussi le mystère autour du Bloc et des raisons de la présence de Thomas et des autres dans cet endroit. C’est aussi ce mystère qui nous tient en haleine tout au long du livre, du film.

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Dans le film, les scénaristes ont conservé les éléments principaux de l’histoire imaginée par James Dashner et on est très vite happé par le fil de ce récit qui laisse peu de répit aux spectateurs. Les événements s’enchaînent dans un rythme soutenu, comme les productions américaines ont l’habitude de le faire.
Si le film appartient comme le livre au genre de la dystopie, ce premier tome se classe avant tout dans le genre horreur. La dystopie n’apparaît que les des surprenantes révélations finales… D’ailleurs, je me demande si la fin était écrite telle qu’elle dans le livre car je ne me souviens pas du tout de ce qui est racontée…

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Si ces révélations surprennent le spectateur, elles semblent aussi un peu arriver comme un cheveu sur la soupe. La dystopie qui se profile, est vaguement évoquée et cela en devient presque décevant. Le fond de cette histoire semble très convenu et fait craindre aux spectateurs de plonger dans une suite très proche de Divergente, Hunger Games et autres films du même acabit…Comme je n’ai pas lu les livres qui suivent, je ne peux pas savoir s’ils prenaient la même direction et me permettraient de dire que L’épreuve n’innovent pas beaucoup dans le genre…

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Du côté des acteurs, j’ai trouvé que celui qui joue le rôle de Thomas était un bon choix. Dylan O’Brian n’est pas un playboy bodybuildé et correspond bien à l’idée que j’avais de ce personnage.
Si les acteurs des personnages secondaires ne sont pas très marquants, j’avoue que j’ai aussi bien accroché à l’actrice qui incarne Teresa, Kaya Scodelaria, bien que sa présence dans l’histoire soit encore très anecdotique.

L’ambiance du Bloc est bien rendue, même si je voyais les lieux moins aménagés et plus sommaires encore que dans le film. Le labyrinthe a une architecture qui impressionne d’emblée et l’effet est plutôt saisissant sur grand écran. On imagine bien comment il peut avoir un aspect terrifiant.

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En conclusion, cette adaptation du Labyrinthe est fidèle à l’esprit du livre et en conserve les grandes lignes. Seule la fin surprend et aurait peut-être méritée d’être révélée plus tard, dans le deuxième film, bien qu’elle mette l’eau à la bouche… La dimension dystopique du film est pour le moment peu exploitée, Le Labyrinthe relevant plus du film d’horreur/science-fiction.
Si le film n’est pas très révolutionnaire, il sait accrocher le spectateur tout au long de la projection, avec une cadence soutenue, du suspens, des scènes de traques terrifiantes et beaucoup d’actions. Une adaptation dans l’ensemble convaincante, dont on verra la suite avec curiosité.

Bande-annonce :

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