Never Sky de Véronica Rossi

Age : 15 ans et +
Éditeur : Nathan jeunesse (2012)
390 pages

Note : 4 out of 5 stars

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Aria est inquiète car elle n’a pas de nouvelles de sa mère depuis plusieurs jours. Aussi, lorsque Soren l’invite à se joindre à une expédition dans la capsule AG6, elle accepte mais celle-ci tourne mal. Accusée d’être responsable de ce trouble, Aria est envoyée hors des capsules et des Domaines pour l’Usine de la mort. Sa survie est mise en péril mais sa rencontre avec un Etranger, Perry, pourrait l’aider car tous les deux ont besoin de l’autre pour mener à bien leur mission…

Nouvelle dystopie, Never Sky est le premier tome d’une trilogie qui nous emmène dans un monde assez étrange, traumatisé par des orages d’Ether et où la population « civilisée » a trouvé refuge dans des capsules étroites et des Domaines qui permettent à l’esprit de chacun de voyager dans de nombreux espaces virtuels, grâce à des smart-eyes. C’est à ce monde, celui des Sédentaires, qu’appartient Aria.
Au dehors, dans ce qui est surnommée l’Usine de la mort, vivent des tribus, plus ou moins barbares et sophistiquées, soumis aux aléas des orages d’Ether. C’est à ce monde, celui des Etrangers, des Sauvages, qu’appartient Perry.
Aria et Perry ne se connaissent pas mais leur parcours va bientôt se rencontrer lorsqu’Aria est expulsée des capsules, sans nouvelle de sa mère, et que Perry est à la recherche de Talon, son neveu, enlevé par les Sédentaires.
L’histoire met du temps à s’installer dans ce premier tome intitulé Never Sky, si bien que j’ai cru que je n’allais pas accrocher et puis finalement, de chapitre en chapitre, je me suis laissée prendre par l’histoire, me suis attachée aux deux personnages principaux et j’ai tracé la route avec eux. Clairement l’action est présente au début de Never Sky mais reste assez plate et molle pendant les 100-150 premières pages et puis, tout se réveille à partir de ce cap des 150 pages. Impossible ensuite de décrocher car on veut savoir comment Aria et Perry vont évoluer, quel parcours ils vont choisir et quelles difficultés ils rencontreront au cours de leurs quêtes personnelles.
Never Sky
prend une dimension plus rythmée et on découvre des personnages attachants, à la psychologie de plus en plus touffue. Aria est moins superficielle que les premières pages nous le laisse deviner, Perry est moins bourru qu’on ne le croit. Chacun se dévoile et se découvre au fil des pages.
Never Sky est une dystopie assez intéressante, qui est originale dans la mesure où pour une fois elle ne commence pas par mettre en scène une héroïne en rébellion contre le monde dans lequel elle vit. Pourtant, les capsules et les Domaines, sous leur aspect merveilleux cache une lourde prison tandis que derrière l’aspect terrifiant de l’Usine de la mort, se dépolît un monde plus traditionnel et plus réel. C’est une dystopie qui par là est inédite car pour ce qui est des quêtes, elles sont plus banales : Aria cherche sa mère, Perry son neveu et leur chemin est semé d’embûches mais aussi de rencontres…
Il y a un peu de « magie » ou de « science-fiction » dans Never Sky car les hommes et femmes de l’Usine de la mort ont pour certains des pouvoirs : c’est-à-dire un ou des sens ultra-développés : la vue et l’odorat pour Perry par exemple. ça apporte vraiment une touche original aussi à la trilogie.
La fin de Never Sky nous laisse évidemment en suspens et sur notre faim mais elle laisse aussi un sentiment d’une lecture qui s’est révélée de page en page plus captivante et palpitante, riche de promesses pour la suite. Je suis contente de m’être accrochée au début pour voir comment Never Sky allait évoluer car au final d’un sentiment plutôt mitigée je suis passée à un sentiment très positif sur cette trilogie qui a tous les atouts pour plaire aux ados.

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