Suprêmes d’Arwen Elys Dayton

Age : 15 ans et +
Éditeur : Michel Lafont (2020)
390 pages

Note : 2 out of 5 stars

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Six époques. Six histoires. Six quêtes de perfection. Depuis des décennies, l’homme cherche à déjouer les règles de la nature pour créer un être suprême. Toujours plus fort, toujours plus rapide, toujours plus beau. Le monde de demain regorge d’ambitions nouvelles et d’évolutions toujours plus performantes. Ce dont on peut rêver, on peut le devenir. Mais l’être suprême pourra-t-il un jour devenir l’être parfait ?

Je suis une grande fan de romans SF et j’aime en particulier les romans qui explorent les connaissances scientifiques actuelles pour en présenter les limites et les dérives.  Suprêmes, c’est donc six nouvelles, espacées dans le temps, qui racontent l’homme et la femme augmenté(e) de demain. Le but ? devenir parfait. Cette quête de perfection s’accentue un peu plus à chaque nouvelle partie car chacune se situe encore plus loin dans le futur.

L’idée de Suprêmes avait vraiment tout pour me plaire. Mais ce fut un énorme flop. Pourtant la première nouvelle débutait plutôt de manière intéressante, avec l’histoire d’un garçon dont le cœur était reconstruit grâce à celui de sa soeur. C’est bien la seule histoire qui m’ait un peu intéressée dans Suprêmes… En effet, malheureusement cette première bonne impression s’est peu à peu amenuisée au fil de ma lecture au point qu’arrivée à la quatrième nouvelle, j’ai fini par laisser tomber. Une situation qui ne m’arrive que rarement mais je m’ennuyais et surtout j’étais complètement perdue.

Ce qui m’a particulièrement gênée dans Suprêmes, c’est le sentiment de ne pas aller au fond des choses. J’ai conscience que ce sont des nouvelles, qu’il faut donc faire court mais pour moi l’autrice n’a pas su être efficace, autre grande qualité scénaristique nécessaire à l’écriture de nouvelles. Arwen Elys Dayton met en scène des évolutions technologies, biologiques ou des mutations génétiques mais celles-ci restent bien souvent nébuleuses et insaisissables pour le lecteur. On ne comprend pas bien comment ces avancées fonctionnent et finalement chaque histoire perd vite son intérêt puisqu’on ne saisit pas où veut en venir l’autrice, voire les histoires semblent incompréhensibles. Le flou, voila l’impression qui a dominé l’ensemble de ma lecture.

Suprêmes est donc loin de répondre à mes attentes. Sans être une grande fan de Black Mirror ( trop glauque, trop violent), série avec laquelle le roman est comparé par l’éditeur, je n’ai pas du tout eu le sentiment que Suprêmes jouait dans la même cour. Je n’ai pas ressenti les frissons promis et surtout la vision du future est bien moins saisissante et crédible. 

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