Un bruit sec et sonore de Jean-Marie Firdion

Age : 12 – 15 ans
Éditeur : Didier jeunesse (2019)
210 pages

Note : 4 out of 5 stars

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Quelques coups de feu, et la vie de Jérôme, 14 ans, bascule. Une balle lui perfore l’abdomen, et la voiture de ses parents s’écrase sur l’autoroute. L’adolescent déclare ignorer l’identité de ses agresseurs. Pourtant, il s’estime responsable du drame. Confié à une famille d’accueil, il se lie d’amitié avec leur fille Zoé. Seul témoin survivant, il craint pour sa vie. Les gendarmes piétinent, mais la disparition d’un autre adolescent relance l’enquête. Aidé par son psychiatre, Jérôme devra affronter une vérité redoutable.

Un bruit sec et sonore commence comme un thriller. En effet, Jérôme se réveille après un terrible accident de voiture. Il a aussi été touché par balle quelques heures avant l’accident et des hommes en noir sont à sa poursuite. Mais qu’est-ce que ces hommes violents, dangereux et anonymes peuvent bien vouloir à cet adolescent a priori sans histoire ? C’est autour de cette interrogation que nous nous laissons d’abord happer par la lecture d’Un bruit sec et sonore. Néanmoins, qu’on ne s’y méprenne pas, le roman est assez psychologique  et peu à peu l’histoire va évoluer. Ainsi, c’est plutôt les thématiques du deuil et de la reconstruction après un drame que ce roman aborde.

Ecrit à la première personne, dans un style très incisif qui fait ressortir toute la colère contenue et la nervosité de Jérôme, Un bruit sec et sonore, va peu à peu lever le voile sur l’histoire de cet adolescent et la nuit du drame. Grâce notamment à l’aide d’un psychologue bienveillant, Jérôme parviendra, avec le lecteur, à mettre des mots, des explications sur les tourments et les craintes qui l’habite. La révélation finale est une surprise que je n’avais pas vue venir et qui est amenée avec délicatesse et ingéniosité. L’auteur a trouvé une belle métaphore pour aborder un dernier thème de son roman, plus diffus.

J’ai trouvé néanmoins quelques longueurs à cette lecture. En outre, Jérôme m’a paru parfois trop nerveux, trop caractériel et j’ai eu du mal à m’attacher à lui.

Ce fut tout de même un plaisir de lire un nouveau roman de Jean-Marie Firdion, que j’avais découvert il y a un bon nombre d’années, lors de ma lecture de Kidnapping ( que j’ai beaucoup aimé au demeurant).

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