Chroniques de la fin du monde, T3 : Les Survivants de Susan Beth Pfeffer

Age : 12 – 15 ans
Éditeur : Pocket jeunesse (2012)
260 pages

Note : 4 out of 5 stars

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Presque un an après qu’une énorme astéroïde ait percuté la Lune et l’ait dévié de son axe, Miranda vit toujours avec sa mère et ses deux frères, Matt et Jon dans son ancienne maison. Chaque jour est une lutte pour survivre tandis que son père entouré de tout un petit groupe revient à la maison…

Depuis le premier tome de Chroniques de la fin du monde, dans lequel nous découvrions l’histoire apocalyptique vécue par Miranda, sa famille et les problèmes que chacun rencontrait au quotidien, la situation n’a pas beaucoup évalué. Bien que l’aide alimentaire est instaurée, les rations restent insuffisantes et il faut continuer d’explorer et voler les habitations. Une longue litanie de jours tous semblables qui sera brisée lorsque de nouveaux personnages viendront briser ce train-train bien installés…
Les critiques à l’encontre de ce troisième tome de Chroniques de la fin du monde sont féroces et malheureusement je ne peux que les rejoindre. Alors que j’avais particulièrement accroché aux deux premiers romans, j’ai été un peu déçue par le déroulement des Survivants.
En effet, j’ai trouvé, comme bons nombre d’autres lecteurs, que l’histoire n’avançait pas au cours de ce tome. Certes il se passe des événements mais ceux-ci n’ont aucun impact sur l’ordre des choses et ne modifient pas le cours de l’histoire. L’action est assez molle et globalement on a surtout l’impression de replonger dans un mélange des deux premiers opus de la série. J’ai lu ce livre assez facilement, j’ai été prise par l’histoire mais à la fin de ce dernier, j’ai eu un profond sentiment de déception. J’ai eu le sentiment que Susan Beth Pfeffer aurait pu aller plus loin que de nous présenter sans cesse le quotidien de ses héros, certes intéressants, mais qui tourne bientôt en rond alors que de nombreuses pistes possibles pour faire avancer l’histoire, semblent laissées de côté.
Ainsi, les événements les plus marquants arrivent à la toute fin de l’histoire et celle-ci se clôt de façon abrupt lorsque Miranda décide pour une raison un peu floue d’arrêter d’écrire dans son journal intime alors même que toute la famille et leurs nouveaux compagnons de route, sont sur le départ.
Présenté comme une trilogie, il semblerait que l’auteur songe à la transformer les Chroniques de la fin du monde en tétralogie. En effet, des rumeurs circulent sur la possible publication d’un quatrième tome. J’espère que celui-ci verra le jour car il donnerait à ce troisième tome un vrai objectif et apporterait une vraie fin à la série, celle-ci étant pour le moment très décevante.
Autant j’ai vraiment été emballée par les deux premiers tomes, autant celui-ci m’a laissé un arrière-goût amer même si l’histoire m’a accrochée parce que j’aimais lire le quotidien de Miranda. Je ne m’attendais pas à ce que l’on stagne ainsi et c’est vraiment ce qui m’a le plus gênée au cours de Les Survivants.
Reste que ce troisième tome des Chroniques de la fin du monde, à l’image des deux précédents romans, réalise une description féroce de ce monde plongé en plein chaos. Impossible de ne pas frémir d’horreur à chaque nouvelle page tandis que l’on se plonge totalement dans cet univers sombre. Pour ce qui est de la mise en scène d’un monde confronté à l’horreur, Susan Beth Pfeffer y parvient sans problème et surtout elle arrive bien à nous faire peur. Tout au long de ma lecture je n’ai pas pu m’empêcher de me demander ce que je ferais, ce que je deviendrais si je vivais une situation similaire.
En conclusion, je crois que Les Survivants est certes intéressant mais un peu inutile pour l’avancée de l’histoire car il n’apporte pas grand chose de neuf par rapport au premier tome, si ce n’est la rencontre de la famille de Miranda avec Alex et Julia, les héros du second tome. J’espère qu’il y aura un quatrième tome aux Chroniques de la fin du monde car je reste sur ma fin. Pour moi ça reste tout de même une série qui vaut le coup d’oeil, auquel on peut très vite s’accrocher et où il ne faut pas avoir peur de faire des cauchemars…

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