Dark Eyes de William Richter

Age : 15 ans et +
Éditeur :  Albin Michel Wiz (2013)
360 pages

Note : 4 out of 5 stars

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Wally originaire de Russie, a été adoptée à l’âge de cinq ans par un couple d’américains. Aujourd’hui, devenue une adolescente en rébellion contre sa mère adoptive, elle vit avec Tevin, Ella et Jake, trois ados SDF, dans un squat. Un jour, alors qu’elle doit refaire des faux papiers, on lui remet une curieuse enveloppe qui la lance avec ses amis à la recherche de sa mère biologique…seulement Wally n’est pas la seule à courir après elle et très vite elle devient la proie d’une bande de criminels prêts à tout…

William Richter est un scénariste hollywoodien, avec Dark Eyes il se lance dans l’écriture de son premier roman. Inscrit dans la veine du thriller, on retrouve dans ce roman de nombreux éléments qui font aujourd’hui le succès des films hollywoodiens au cinéma : une héroïne attachante qui ne paye pas de mine mais qui maîtrise l’art de se battre et de tirer au pistolet, des amis sympathiques, des méchants vraiment terrifiants issus de la mafia russe, un flic un peu plus futé que d’autres et toujours là au bon moment, de l’action, des coups de feu, des courses poursuites, des rebondissements…le tout narré dans une histoire linéaire, maîtrisée, qui avance tranquillement au début avant de prendre un dernier virage ultra-mouvementé en fin de lecture…Oui dans Dark Eyes les amateurs de thriller au cinéma trouveront leur bonheur car ce livre additionne certes les clichés hoolywoodiens du genre mais n’en demeure pas moins captivant.
Ainsi après un début assez calme où William Richter prend le temps de nous présenter Wally, sa vie, son univers, sa psychologie, ses amis,… nous plongeons dans une ambiance de plus en plus dangereuse, tendue et riche en péripéties et rebondissements. Les cent dernières pages de Dark Eyes se lisent en un souffle et nous emportent dans un tourbillon de révélations, de tirs au pistolet, de poursuites, de rebondissements…etc. Le début plutôt lent et serein laisse alors place au fil des pages à un récit dont le dynamisme va crescendo.
Petit bémol cependant à un élément tout de même important de l’histoire. Je n’ai pas trouvé que la vie de SDF de Wally était représentative de ce que les SDF vivent au quotidien. Si elle vit avec ses amis dans des squats elle n’éprouve pas vraiment de difficultés à mener une vie qui va grand train. Certes la vente d’une pierre à 8000 euros lui donne de la marge mais tout de même on ne compte pas les passages dans des restaurants, des hôtels, dans la location de voitures…etc…sans compter que nos quatre jeunes SDF ont l’air d’avoir la vie la plus saine du monde : pas de drogues , pas d’alcool, pas d’engueulades entre eux, pas de difficultés, pas de problèmes d’eau, d’électricité…j’ai peut-être une image tronquée de la vie de SDF mais elle ne me parait pas aussi « idyllique » que ce qui est décrit dans Dark Eyes…C’est un peu dommage. Cela ne nuit pas à la lecture mais ça manque de crédibilité pour le récit.
Néanmoins malgré ce bémol, il ressort que Dark Eyes est une lecture plaisante et distrayante. On n’éprouvera aucune difficulté à se laisser embarquer par l’histoire et les aventures de la jeune Wally. Tout comme elle on cherchera à comprendre qui était sa mère biologique, à la retrouver et à s’approprier ce passé hors du commun. Dark Eyes est un thriller bien ficelé qui n’a pas à pâlir devant les films du même genre et il nous révèle jusqu’à la fin de bonnes surprises.

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