Delirium de Lauren Oliver

Age : 12 – 15 ans
Éditeur : Hachette jeunesse : Black Moon (2011)
450 pages

Note : 5 out of 5 stars

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Dans le futur, Léna, 17 ans, habite à Portland. Dans quatre-vingt quinze jours, elle va subir Le Protocole. Cela lui permettra de ne plus être potentiellement victime de l‘amor deliria nervosa, autrement dit, de souffrir de la maladie de l’amour. La jeune fille est impatiente de devenir normale mais ses certitudes sont malmenées par son amie d’enfance Hana et un invulnérable, Alex…Et si le Protocole était le véritable danger ?

Imaginez un monde où l’amour ne serait pas vu comme une bénédiction mais au contraire comme un mal. Tel est l’univers dans lequel vie Léna depuis que le Protocole a été mis en place, une soixantaine d’années auparavant.
L’amour, fléau ou bien ? telle est la question que beaucoup peuvent se demander. Lauren Oliver dans Délirium, imagine une société où il n’existerait pas. Résultat : finalement, même si l’amour fait parfois souffrir, on se dit que c’est peut-être mieux qu’il ne soit pas empêché. L’amour n’est pas seulement une souffrance mais c’est aussi un état de bien être, de confiance en soi, comme l’expose Lauren Oliver à travers les mutations qui s’opèrent en Léna.
Délirium est le premier tome d’une trilogie dont les deux autres titres seront Pandemonium et Requiem. Partout où il est lu, le roman rencontre un vif succès et on comprend rapidement pourquoi car il ne souffre de presque aucune faiblesse. Juste peut-être une longueur ou deux par-ci, par-là.
Les deux cents premières pages mettent en scène une Léna qui semble craintive et troublée par son passé car sa mère s’est suicidée car elle n’arrivait pas à se débarrasser de l’amor deliria nervosa. La jeune fille redoute par dessus tout de devenir comme elle et attend le Protocole avec impatience même si Hana et Alex mettent ses convictions à rude épreuve.
On dit souvent qu’il suffit d’une toute petite chose pour faire changer quelqu’un d’avis, et c’est bien ce qui va se produire pour Léna, comme on s’en doutait. Un baiser et la voila qui comprend que peut-être, l’amour n’est peut-être pas aussi dangereux qu’on le dit.
Lauren Oliver dans Delirium retranscrit avec justesse les interrogations, les doutes, les peurs de Léna. Elle présente une héroïne avec ses failles, mais cependant qui n’hésite pas à braver les interdits lorsqu’elle sent que ses amis sont en danger. Tout au long de la « première partie » de Delirium, Léna flirte avec la ligne rouge avant de la franchir définitivement dans la « seconde partie ». Des surprises, des événements, des réflexions,… le lecteur est sans cesse sollicité par Lauren Oliver et la lecture de Delirium se révèle vite passionnante.
Au départ je n’étais pas plus que ça motivée (encore une dystopie ! me suis-je dis) mais je me suis laissée happer par ce monde froid, où le mot amour est banni. Ma lecture s’est révélée captivante. Au final, j’ai lu Délirium très rapidement et les deux cents dernières pages me sont passées sous le nez, comme un éclair.
Le style de Lauren Oliver est plaisant, concis, clair, mêlant réflexions psychologiques de Léna (le texte est à la première personne) et dialogues, tout ça est entrecoupé de rebondissements et diverses actions.
La fin arrive, surprenante et inattendue, triste même, mais chargée d’espoir. En quatre mots, j’attends la suite !

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