L’Enchanteur de Stephen Carrière

Age : 15 ans et +

Éditeur : Pocket jeunesse (2019)

420 pages

Note : 3.5 out of 5 stars

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Un groupe d’adolescents réunis autour de la figure emblématique de l’un d’entre eux, Stan ( dit l’Enchanteur), s’est promis de réaliser une représentation inoubliable du Songe d’une nuit d’été pour un de leur amis mourant. Dans le même temps, la ville où ils vivent s’embrasent et d’étranges meurtres sont perpétrés par une créature…

Oscillant entre le réel et le fantastique, L’Enchanteur est un roman étonnant qui ne peut se comparer à aucun autre et dont l’originalité séduira… ou pas. Stephen Carrière nous plonge dans une atmosphère étrange où cinq jeunes lycéens sont amenés à vivre des événements qui marqueront leur existence à jamais. L’histoire est ainsi celle d’une bande d’ados confrontée à la mort prochaine de l’un des leurs : Dan. Dan a un cancer et Stan lui a promis une représentation magique et inoubliable du Songe d’une nuit d’été de Shakespeare. Stan est prêt à tout pour  mériter son surnom d’Enchanteur et c’est Moh, un autre garçon de la bande qui nous raconte comment ce projet va peu à peu prendre forme.

En parallèle de ce projet conduit par les cinq lycéens, Stephen Carrière met en scène dans L’Enchanteur la montée du racisme et de l’extrême droite dans la ville des ados. Le groupe va être amené à combattre cette haine et ce rejet de l’autre qui grandissent et prennent la forme d’une créature monstrueuse et destructrice. L’auteur montre bien la violence qui entoure le quotidien de ces ados, autant verbale que physique. Dérangeant mais aussi le reflet du climat de notre société actuelle...

L’Enchanteur
est une lecture que j’ai trouvé intéressante même si elle ne m’a pas captivée. Un entre d’eux dû à l’ambiance pesante mais aussi à des personnages que l’on a parfois du mal à cerner. Il n’y a que pour Stan, l’Enchanteur, que j’ai trouvé cela pertinent car c’est son côté indéchiffrable qui nous fascine. Je n’ai pas décroché car l’écriture de Stephen Carrière est fine et il a su tout aussi bien se glisser dans la peau de chaque ado que raconter comment le racisme ambiant s’installait dans la ville. De plus, j’avais envie de voir comment cette bande d’ados allait finir par réussir à « triompher » et à monter leur pièce. Mais j’ai parfois trouvé l’ensemble flou, je ne savais pas trop où Stephen Carrière voulait nous emmener même si on finit par se laisser peu à peu porter par les événements qui surgissent.

En quelques mots :

Entre réel et fantastique , L’Enchanteur nous raconte comment cinq ados s’unissent avec toute une ville pour un projet fou dans l’espoir d’offrir à l’un d’entre eux un dernier souvenir inoubliable. En parallèle,Stephen Carrière met en scène la montée du racisme et de l’extrême droite dans la ville qui prend la forme d’une créature destructrice et monstrueuse. Un roman à l’atmosphère étrange, pesante, aux personnages parfois indéchiffrables et un texte qui exacerbe le climat violent de notre société actuelle . On aime ou on n’aime pas, mais on ne pourra nier l’originalité du roman de Stephen Carrière.

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