Germinal d’Emile Zola

Age : 15 ans et +
Editeur : Plusieurs éditeurs possibles (1885)

Note : 5 out of 5 stars

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Etienne Lantier , sans travail car expulsé d’un atelier de chemin de fer à Lille après avoir giflé un de ses supérieurs, arpente les routes et ne tarde pas à rentrer dans le monde des mines où il devient Hersheur pour la Compagnie de Montsou dans le Pas-de-Calais. Devenu habitant des Deux-cents quarante, la situation des mineurs le révolte et peu à peu il tente de convaincre ceux-ci de faire grève en diffusant ses idées socialistes. La brusque crise financière, la réduction du prix de la berline, le boisage comptabilisé à part, la perte des revenus, la multiplications des amendes et des dettes, entraînent les mineurs dans une longue grève hivernale dont Etienne est le chef de file. S’engage alors un immense combat contre la faim, la misère, entre la Compagnie et les ouvriers…

La première impression qui se dégage de Germinal c’est son réalisme. Zola, est un fin écrivain qui sait parfaitement décrire l’environnement dans lequel son histoire se passe. Chaque livre de son nom est une longue description d’un lieu à un moment. Dans Germinal, il dépeint le monde des mines tel un documentariste. Si on croit s’attendre à un livre ennuyeux, long et sans intérêt, c’est en fait tout le contraire, une fois plongé dans Germinal. Certes, quelques passages semblent ralentir la progression du livre mais celle-ci reste en général très soutenue. J’ai tellement apprécié ce livre que je l’ai lu trois fois en moins de cinq années !
La violence de l’écriture, la peinture d’un monde minier en souffrance et surtout la narration d’une grève qui transforme les Hommes en animaux donne à Germinal un caractère explosif et révoltant. Impossible de ne pas se mettre dans la peau de ces mineurs, rongés par la faim, souffrant de jour en jour. Impossible non plus de ne pas saluer leur bravoure, leur rage de vivre, leur combativité face à l’injustice malgré la fin tragique peu surprenante. Roman révoltant, ce n’est plus Zola qui s’exprime sur la situation mais les mineurs eux-mêmes.
Le plus terrible, c’est sans doute d’imaginer ces personnages: ils sont près à mourir de faim et à plonger dans la pauvreté la plus extrême parce qu’ils sont persuadés que leur combat trouvera une issue positive alors que le lecteur sait dés le début que rien ne changera. Germinal est un roman déroutant et fort qui vaut le détour !

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