Madame Bovary de Gustave Flaubert

Age : 15 ans et +
Éditeur: Plusieurs éditeurs possibles (1856)

Note : 4 out of 5 stars

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Charles Bovary, médecin, croise la route d’Emma Rouault alors qu’il soigne le père de cette dernière. Il tombe amoureux de la jeune femme et entreprend de la séduire. Emma se laisse prendre et le mariage est conclu quelques mois plus tard. Mais elle s’ennuie bien vite auprès de cet homme à la vie étroite et sans relief. En effet son mari ne répond pas à ses attentes d’une vie pleine de péripéties et rythmée par la passion. Peu à peu, Emma se laisse aller sur la pente de la tromperie et vit des amours aussi forts que terribles, qui la conduiront petit à petit vers le chemin de la mort…

J’ai eu beaucoup de mal à finir Madame Bovary, sans doute parce que j’étais lassée de suivre sa déchéance qui s’éternisait. Pourtant, j’avoue que le début me plaisait plutôt bien. Le style littéraire était facile, l’histoire coulait de source, les petites aventures s’enchaînaient, l’action était dense, les personnages et leur quotidien étaient intéressants. Mais après l’affaire Rodolphe Boulanger, c’est comme si soudain le roman avait perdu de sa saveur, de son intérêt, il est devenu plus ennuyeux et trop larmoyant…on parvient difficilement à lire cette troisième partie qui nous ennuie. Quelques passages demeurent bons et captivants car au final, Madame Bovary de Flaubert, laisse l’impression d’avoir lu quelque chose de super malgré les longueurs. La fin est passionnante et le lecteur est soulagé de voir l’action devenir soudain plus intense car des amours de Madame Bovary et Léon, point d’intérêt…du moins pour moi.
ça m’a rappelé du Maupassant et ce dernier à sans doute lu Madame Bovary avant de se lancer dans Une Vie, tant j’ai parfois cru reconnaître quelques similitudes entre les deux récits…deux femmes mariées trop vite, qui s’ennuient, découvrent que l’amour n’est pas comme dans leurs romans et finiront leur existence ruinée, désillusionnée.
Alors aimé ou pas aimé Madame Bovary ?
Je réponds : Aimé malgré ma critique peu glorieuse en sa faveur…on s’attache parfois plus à dire ce qui ne va pas que ce qui va… ne crachons pas dans la soupe, c’est un beau roman, qui se laisse lire et surtout qui est très travaillé, ça se sent, il y a une recherche littéraire…le style Flaubert ? je cherche encore à le déterminer…il est un fin descripteurs des sentiments…comme Zola est un fin documentariste des mondes ouvriers. Gustave Flaubert est de ces auteurs qui m’étonne, de ceux qui parviennent à raconter sur des pages et des pages quelque chose sans que l’on s’aperçoive que doucement le récit progresse. C’est se dire : « tiens j’ai lu 15 pages et qu’est-ce qui s’est passé au juste ? » Rien, sinon un quotidien, merveilleusement bien décrit, bien raconté et sans que l’on s’y soit ennuyé une seconde.
Madame Bovary c’est un classique que j’attendais de lire depuis bien longtemps et je ne regrette pas de l’avoir enfin fait. C’est une histoire belle et émouvante que celle là !

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