Ma mère, le crabe et moi d’Anne Percin

Age : 12 – 15 ans
Éditeur : Le Rouergue : doAdo (2015)
125 pages

Note : 4 out of 5 stars

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Tania vit seule avec sa mère depuis que ses parents ont divorcé. Lorsque Tania apprend que sa mère est atteinte d’un cancer du sein, elle voit la maladie envahir son quotidien. Avec ses difficultés, certes, mais aussi ce que le cancer change dans une famille, la complicité avec l’autre et les nouveaux défis qu’on décide de relever.

On a plutôt eu l’habitude de lire d’Anne Percin des romans drôles et légers, à l’image de son best-seller : Comment (bien) rater ses vacances. Même si l’auteur savait aussi glisser en eux des thématiques plus complexes qu’il n’y paraissait. Dans Ma mère, le crabe et moi, le sujet est d’emblée assumé comme beaucoup plus dramatique puisqu’Anne Percin parle du cancer du sein.

Le lecteur se retrouve ainsi à vivre aux côtés de Tania le moment où l’adolescente apprend que sa mère est atteinte d’un cancer du sein, avant de partager avec la mère et la fille les grandes premières étapes de la maladie : analyses, premiers traitements, chimiothérapie, corps qui devient faible, cheveux qui tombent, nausées… Anne Percin parle sans détour des conséquences du cancer mais garde aussi un ton qui se veut plein d’espoir, de courage et de combativité.
Tania et sa mère se montrent fortes face aux épreuves et chacune essaye de se dépasser pour vaincre, à sa manière, la maladie. La mère en supportant les traitements, la fille en relevant de nouveaux défis. Ainsi, ce qui aurait pu assombrir la relation entre Tania et sa mère, les rapproche au contraire et les soude à jamais.

Si Ma mère, le crabe et moi traite d’un sujet difficile, Anne Percin a aussi veillé à ce qu’aux moments touchants et au drame du cancer du sein, le ton de Tania pour raconter ce quotidien ne soit pas trop mélodramatique. La jeune fille n’est jamais à court de paroles amusantes pour commenter son quotidien et les situations qu’elle vit. Ses mots, son franc-parler permettent de dédramatiser la maladie, tandis qu’Anne Percin transforme en scènes cocasses les conséquences de la maladie.
Il semble que l’auteur ait trouvé le bon dosage pour nous toucher sans nous faire (trop) pleurer.

En quelques mots :

On avait l’habitude de lire chez Anne Percin des romans plus légers. Avec Ma Mère, le crabe et moi, l’auteur s’attaque au difficile sujet du cancer du sein dont la mère de Tania est atteinte. Loin de se laisser abattre, la mère et la fille vont s’unir pour lutter contre la maladie et traverser ensemble les étapes difficiles du cancer.
La complicité entre Tania et sa mère est très touchante et on est admiratif face à leur combativité respective. Anne Percin propose un roman sensible mais pas mélodramatique grâce à une narratrice ( Tania ) au franc-parler et à une transformation des conséquences de la maladie en situations cocasses.

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