Midnight club de Christopher Pike

Age :  12 – 15 ans
Éditeur : Hachette jeunesse
280 pages

Note : 3 out of 5 stars

Dans un hôpital réservé aux adolescents atteints de pathologies graves, cinq jeunes malades se retrouvent chaque soir à minuit pour partager des histoires effrayantes. Des histoires inventées, des histoires réelles, et parfois un peu des deux. Une nuit, ils décident de faire un pacte. Ils se promettent qu’après leur mort, ils donneront un signe aux autres depuis l’au-delà. La plus incroyable des histoires peut alors commencer. Guérison, départ soudain, histoire d’amour, révélations extraordinaires… La vie – ou bien la mort ? – n’en a décidément pas terminé avec ces adolescents.

En quête d’un roman d’horreur capable de terrifier les ados de mon CDI, j’ai eu envie de découvrir Midnight Club, roman signé Christopher Pike et qui, a en juger par sa bibliographie, a un certain goût pour les histoires d’épouvantes. Ce dernier a notamment écrit à cette époque où l’on s’arrachait les Chair de poule dans les bibliothèques. Et oui Midnight Club n’est pas un roman tout jeune, il a en réalité été publié pour la première fois en 1994 et si le texte n’a pas vieilli, il est aujourd’hui traduit en France car Netflix a décidé d’en faire sa nouvelle série d’épouvante pour ados ( Les créateurs de The Haunting of Hill House et de The Hauting of Bly man sont en charge du projet, autant dire qu’ils s’y connaissent…).

L’histoire est somme toute très intrigante et contient évidemment les ingrédients d’un roman d’horreur par excellence. Un hôpital isolé, une bande d’ados qui se réunie au coeur de la nuit, le spectre de la mort au dessus de leur tête, des histoires qui font peur et un huis clos de plus en plus angoissant à mesure que la mort frappe ces jeunes malades au rythme des récits qu’ils inventent. On plonge vite dans cette ambiance lugubre et sombre et les personnages, confrontés à des maladies graves et incurables, nous touchent particulièrement par la force de leur courage et leur combattivité malgré la mort certaine qui les guette. Elle plane au dessus d’eux et le récit évolue dans cette noirceur. Personnellement j’ai bien aimé cette ambiance d’autant qu’elle m’a rappelée les sentiments angoissants que je ressentais lorsque je lisais, adolescente, les fameux Chair de poule.

Néanmoins je pense que le roman souffre peut-être de quelques faiblesses. Les personnages sont attachants mais ils manquent de consistance, l’histoire est angoissante mais elle manque d’épaisseur aussi. Les récits que ces ados imaginent sont terrifiants mais ils sont aussi assez courts ( hormis un, raconté sur plusieurs nuits et qui nous tient donc davantage en haleine) donnant une impression, là encore, que l‘on va trop vite.

J’ai bien aimé suivre la vie de ces ados dans cet hôpital isolé et j’ai apprécié aussi les liens qui les unissent, leur belle amitié, mais je me suis aussi souvent demandée où Christopher Pike voulait nous mener, quel était clairement le but de ces histoires que ces jeunes se racontent. On nous parle de parallèle avec leur vie, leur maladie, mais ce n’est pas toujours très clair. Au final, j’hésite un peu à le proposer à mes collégiens, j’ai peur qu’ils soient désarçonnés par l’écriture, le rythme ( finalement assez lent ) du récit, mais par contre je suis convaincue que l’histoire à un super potentiel pour une série et je la regarderai sûrement sur Netflix, par curiosité !

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