Paris, la nuit de Jérémie Guez

Age : 15 ans et +
Éditeur :  J’ai lu (2011)
120 pages

Note : 5 out of 5 stars

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Abraham est un fils de la rue. Avec son ami d’enfance Goran il partage petites embrouilles, défonces et petits deales de shit ou cocaïne. Il erre chaque jour dans les quartiers de Paris Est, sans trop savoir de quoi demain sera fait. Un jour, son ami Goran et lui, aidés de quelques autres potes, décident d’aller braquer une salle de jeu clandestine. Mais les truands ne vont pas les laisser s’en sortir indemne et il va alors falloir se planquer et vivre dans la peur des représailles…

J’ai eu l’occasion, il y a peu, de découvrir Jérémie Guez et son écriture abrupte, sans concession et terriblement réaliste, lors de ma lecture de Balancé dans les cordes. Le roman, tant par son histoire que par son style, m’avait tout simplement bien plu et bien marqué, alors j’ai eu envie de lire le premier livre publié par Jérémie Guez, en 2011 : Paris la nuit. Très court, très incisif, écrit presque comme une nouvelle dans un flux tendu, Paris la nuit, nous plonge dans les côtés obscurs de la capitale. Jérémie Guez nous révèle ainsi, avec un réalisme toujours aussi saisissant, le quotidien de ces jeunes de banlieues, désœuvrés qui arpentent la vie et la ville au jour le jour.
Abraham, garçon perdu mais pas méchant, est un de ces enfants de la rue à qui la vie n’a pas sourit. Mère absente, père dépassé et désœuvré, Abraham a grandi aux côtés des petits dealers et combinards des cités. Avec ses amis, il n’est pas le pire délinquant qui existe mais juste un jeune homme qui dans l’enfer tente de s’en sortir et de vivre avec les moyens du bord.
Jérémie Guez nous livre dans Paris la nuit une autre vision de ces jeunes de la rue et des cités, que celle qu’on voit à la télévision. Il nous montre leur désespoir, leur humanité et aussi leur envie irrépressible de s’en sortir…à leur manière.
Paris la nuit est un roman très court qui se lit d’une traite et nous fait pénétrer dans cet univers des cités avec beaucoup de justesse. Ce premier roman est remarquablement bien écrit et le ton d’Abraham sonne à chaque fois juste. L’ambiance de ces banlieues est, je pense, retranscrit avec un soucis de vérité et Abraham est un jeune homme attachant malgré lui. Une très belle découverte.

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