Quantic Love de Sonia Fernandez-Vidal

Age : 12 – 15 ans
Éditeur : Hachette jeunesse : Bloom (2013)
285 pages

Note : 2 out of 5 stars

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Pour son job d’été, Laïla, 18 an , travaille comme serveuse au CERN de Genève et très vite elle se retrouve entourée d’une flopée de scientifiques. Tandis qu’elle pense passer un été mortel avec des étudiants qui ne lèvent jamais le nez de leur thèse, elle se retrouve au final au cœur d’une « auberge espagnole » où toutes les nationalités se croisent et où toutes les rencontres sont possibles ! Et si cet été allait changer sa vie ?

Amour, vie sociale et sciences font-ils bon ménage ? Telle est la question que Sonia Fernandez-Vidal se pose dans Quantic Love et à lire ce roman, on ne peut en conclure qu’une chose : oui. Il faut dire que l’auteur sait de quoi elle parle puisqu’elle est elle même une scientifique. En effet, elle est docteur en optique et information quantique à l’Université de Barcelone et a travaillé également au CERN où l’histoire de son roman se déroule.
Avec Quantic Love, Sonia Fernandez-Vidal se moque du cliché du scientifique obnubilé par ses recherches et qui n’a aucune vie sociale et démontre au contraire que les jeunes étudiants et chercheurs sont comme tout le monde : entre deux études, ils sortent, font la fête, s’aiment. C’est au travers des yeux de Laïla que le lecteur de Quantic Love pénètre donc dans les bâtiments du CERN et découvre l’ambiance estivale qui y règne.
Les questions d’amour et d’amitié sont centrales dans Quantic Love car Laïla tombe très vite sous le charme d’un certain Brian alors même qu’un autre garçon, Alessio, lui court après. De ce fait, le lecteur avide de ce genre d’histoires romantiques y trouvera sans problème son compte.
Mais Quantic Love donne aussi la part belle aux anecdotes scientifiques et Sonia Fernandez-Vidal nous livre au travers son héroïne toute une série d’histoires qui rendent tout d’un coup les sciences beaucoup moins rébarbatives. Ces anecdotes qui parsèment le roman permettent de donner un fond plus sérieux et plus profond à l’histoire mais on regrettera tout de même que Sonia Fernandez-Vidal les multiplie à chaque chapitre. En effet, à certains moments il y a plusieurs anecdotes qui se suivent en l’espace d’une dizaine de pages et le lecteur est un peu perdu car parfois on ne voit pas le rapport avec ce qui nous est raconté. Donc l’idée était sympa et originale mais attention à ne pas en abuser.
Quantic Love est un roman qui se lit bien, j’ai parfois eu un peu de mal à rester captivée (à cause des nombreuses anecdotes scientifiques notamment) mais j’ai trouvé Laïla sympathique ainsi que toute sa bande d’amis. J’ai aussi aimé découvrir l’ambiance estivale du CERN et avoir un autre regard sur les chercheurs, loin des clichés habituels. C’est une histoire agréable et sans prise de tête qui ravira surtout les lectrices de 12 – 15 ans.

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