Le Rouge et le noir de Stendhal

Age : 15 ans et +
Éditeur: Plusieurs éditeurs possibles (1830)

Note : 4 out of 5 stars

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L’action se passe sous la Restauration, à Verrières, une petite ville du Jura. Julien Sorel a dix-neuf ans. C’est un jeune homme d’origine modeste. Il est le fils d’un charpentier brutal. Sa condition le prédestine aux travaux de force. Mais Julien Sorel, ambitieux , rêve de gloire et s’évade dans la littérature. Il est fasciné par le prestige de Napoléon, et se verrait bien épouser une carrière militaire.
Ayant reçu une éducation par l’abée Chélan, il envisage finalement le séminaire. Il devient précepteur des enfants de Mne de Rênal. Dés le début, un lien se tisse entre eux deux et après plusieurs hésitations, Mne de Rênal, tombe amoureuse de Julien et se livre à la passion. Mais elle vit difficilement cette relation et cela plongera Julien Sorel dans la fureur et le désir de vengeance…

Connu pour s’enliser dans les grandes descriptions de sentiments de chacun des personnages, Le Rouge et le noir, de ce point de vue là n’est pas une surprise pour tout lecteur qui sait à quoi il doit s’en tenir. L’histoire, inspirée d’un fait réel de l’année 1827, le procès d’Antoine Berthet est indiscutablement précise, minutieuse et réaliste.
Rien n’échappe à l’écriture de Stendhal dans les différents portraits qu’il réalise des trois personnages principaux du roman.
Alternant la focalisation, le récit se développe lentement et parfois, il est vrai, plonge le lecteur dans la monotonie et l’ennui. Pour peu que l’on s’accroche, on fini par trouver un véritable plaisir dans cette lecture.
Sous le caractère indéniable de la qualité d’écriture de Stendhal, l’histoire tragique naît, se développe et sur les cent dernières pages, reprend une grande vigueur.
Le lecteur, happé ne peut finalement pas lâcher le livre avant d’atteindre l’ultime ligne. Plongé dans les derniers mots, encore marqué par les centaines de pages, les milliers de mots lus, il ressort chamboulé, ailleurs et reste un instant songeur. L’impression d’avoir lu une œuvre exceptionnelle domine. Oui, s’accrocher lorsque l’on ne pense plus qu’à arrêter totalement la lecture en valait la peine.
L’histoire de Julien Sorel restera un classique de la littérature comme on le dit bien souvent et à défaut d’innover dans la critique de ce roman qui n’en nécessite même plus, on ne pourra que confirmer ce que tant d’autres on dit de Le Rouge et le noir.
On s’amusera des nombreuses interventions du narrateur au cours du récit tentant de donner crédibilité, vie et réalité aux personnages, à l’histoire.
Je conclue par cette phrase de Julien Green sur le roman : « Cet homme que j’aime si peu et dont je ne puis ouvrir un livre que je n’en dévore aussitôt quelques pages, comme il me déplaît et comme je l’admire.« 

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