Scarrels de Marcus Malte

Age :  15 ans et +
Éditeur :  Syros (2008)
510 pages

Note : 3 out of 5 stars

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A Regency, il pleut tout le temps. C’est une ville isolée du monde ou plutôt ce qu’il en reste. C’est une ville où l’on vit la nuit et où vivent Luc, Jona, Tommy, Abel, Steve, Karen et Tina : ils forment un solide groupe d’amis. Un jour, des phrases apparaissent sur les murs de la cité. Tommy demande aux autres de les apprendre par cœur avant de les mêler au combat des Soldats de la Délivrance et de rejoindre le Maître…

Étrange livre que Scarrels. D’abord par l’histoire. Au premier abord, rien de bien surprenant dans le genre de la dystopie : une cité cloisonnée, fermée, où la liberté est un leurre et puis un groupe d’ados qui va contre l’ordre établit en intégrant un groupe plus important, plus fort… Sauf que…la réalité n’est pas là où on l’attend et surtout on s’enfonce dans une histoire où le final pourra en surprendre plus d’un… mais n’allons pas plus loin dans les révélations.
Surprenant aussi par son style. Je ne dis pas que Marcus Malte propose quelque chose de très original mais il y a tout de même quelque chose dans sa manière d’écrire. Premièrement on suit l’histoire par le regard de Luc, deuxièmement, il construit son récit avec lenteur. On avance sans trop savoir où l’on va et sans savoir quand le bouleversement de Regency va enfin avoir lieu…et c’est bien dans toute cette attente que se tient la clé du livre. Troisièmement, une alternance entre rêve et réalité autour du personnage de Luc assez déconcertante.
Je n’ai pas trouvé que Scarrels se lisait d’une traite, au contraire je crois que je n’ai jamais passé autant de temps sur un livre. Pourtant, et malgré la semaine complète qu’il m’a demandé, j’ai accroché à l’histoire mais je ne sais pas, je me lassais assez rapidement aussi. Comme si au bout de deux – trois chapitres, on ressentait le besoin de penser à autre chose. C’est sans doute le résultat de l’effet que produit l’univers et l’atmosphère dépeint par Marcus Malte dans Scarrels. Pour autant, au final, il est plutôt bon, sans doute parce que la fin relance tout le jugement, mais pas seulement. L’histoire est lente sans traîner dans les longueurs, entendez par là que Marcus Malte raconte toujours quelque chose d’utile et d’intéressant, tout en tempérant son action.
Au final, je pense que Scarrels de Marcus Malte a mérité que je m’accroche un peu à lui car il vaut au fond vraiment le coup d’oeil/de lecture.

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