Seuls au monde d’Emmy Laybourne

Age : 12 – 15 ans
Éditeur : Hachette jeunesse (2013)
350 pages

Note : 5 out of 5 stars

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Tout commence par une tempête de grêle. Un accident, deux bus remplis d’élèves de 6 à 18 ans, des morts. Juste le temps de se mettre à l’abri.
14 enfants et adolescents se retrouvent piégés dans un centre commercial, à attendre une aide qui ne viendra jamais tandis que le chaos s’installe…

Dans la bande-dessinée Seuls de Gazotti ou dans la série Gone de Michael Grant, il était déjà question d’enfants et adolescents livrés à eux-mêmes, sans le secours des adultes, en proie à la peur et confrontés à une situation qui les dépasse. Mais Seuls au monde d’Emmy Laybourne, reprend seulement cet élément pour tisser une histoire totalement inédite et très bien pensée.
Dés le début de Seuls au monde, le ton est donné puisque la tempête de grêle se produit dés le premier chapitre, juste après que nous ayons fait la connaissance de Dean, le narrateur de cette histoire. Le bus dans lequel il se trouve est accidenté, il trouve secours avec ses camarades dans un autre bus avant d’échouer dans le centre commercial de Greenway. A partir de ce moment là, la situation bascule, le monde tel que nous le connaissons disparaît et l’histoire devient le récit d’un immense chaos. 14 enfants, rescapés, âgés de 5 à 18 ans, sont là, dans ce centre commercial qui leur procure tous les produits nécessaires mais pas leurs parents. Passé les premiers instants de détresse, il faut bien s’organiser et continuer à vivre, à survivre.
Emmy Laybourne dans ce premier tome de Seuls au monde dépeint avec habileté ce quotidien transformé de nos héros. Elle décrit chaque étape de l’évolution de la situation au travers la parole de Dean et nous montre comment les enfants et adolescents s’organisent alors même qu’ils passent par toutes les émotions.
Le danger extérieur n’est pas en reste au cours de ce roman et on se retrouve comme nos héros à se demander ce qu’il se passe à l’extérieur, le récit des événements qui frappe le monde n’arrivant qu’avec parcimonie.
Tout au long de Seuls au monde j’ai été captivée par ce récit au jour le jour dans lequel Emmy Laybourne nous plonge avec justesse. Elle a vraiment pensé à tous les détails d’un centre commercial pour voir comment la vie pourrait s’organiser si une telle situation se présentait. Ce premier tome se centre forcément beaucoup sur la gestion du quotidien mais on ne s’ennuie jamais car Emmy Laybourne travaille aussi beaucoup sur la psychologie de chaque personnage entre des enfants qui ne se rendent pas bien compte de la situation mais restent forts, et des ados, plus réalistes, qui naviguent entre des phases de déprime, d’espoir et de volonté de s’en sortir. De plus, chaque personnage à son propre caractère avec quelques personnalité qui ressortent : Jake et Brayden, les fiers à bras qui finalement se retrouvent dépassés et se laissent aller à l’alcool ; Niko, le boy-scoot qui veut prendre les choses en main; Josie, la mère-poule, Alex; le débrouillard et génie en électronique; Dean, le cuisinier et l’oreille attentive, ….
Seuls au monde est donc un premier tome très réussi, crédible et passionnant à lire. L’histoire est effrayante quand on y pense mais sa lecture se révèle très plaisante. De plus, Emmy Laybourne sait relancer son récit pour éviter au lecteur de s’ennuyer et la fin de Seuls au monde s’inscrit dans cette continuité nous donnant déjà envie de poursuivre cette incroyable récit catastrophe…

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