Sous un ciel de harpies de Frédérique Lorient

Age : 12 – 15 ans
Editeur : Mango jeunesse (2006 )
150 pages

Note : 4 out of 5 stars

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Lorsque la dette des parents est trop lourde, c’est aux enfants de la régler. C’est le cas de Kaël qui se retrouve sur Zol au service de Monsieur Henne. Sa tâche est simple : s’épuiser dans les mines de la planète à la rehcherche des précieuses diamalites que renferme Zol.
D’abord considéré comme un Komis ( réfractaire à la loi) il accède au statut de surveillant en sauvant un de ces derniers. Passant de victime à bourreau mais recevant aussi l’amour de Maël. La rencontre avec une nouvelle venue du nom de Kelly le poussera à se poser bien des questions.

Je me suis laissée littérallement happer par Sous un ciel de harpies, impossible de lâcher le livre comme à chaque roman de la collection Autres Mondes dont j’apprécie globalement tous les titres et qui m’ont fait découvrir avec une réelle passion la science-fiction et l’anticipation.
Là où l’histoire semblait n’être qu’un roman en plus dans le genre, Frédérique Lorient a réussi à mettre quelques nouveautés qui l’éloigne d’un rouage souvent similaire dans ce genre d’histoire : c’est à dire le moment où la jeunesse prend conscience que la société dans laquelle elle vit est tyrannique et qui s’achève bien souvent sur une révolution. Ici ce n’est pas vraiment le cas et c’est même plutôt pacifique, pour une fois !

Sous un ciel de harpies possède des personnages attachants, Kaël bien sûr est un jeune « héros » fort sympathique et la petite Delphie est bien mignonne également. En tant que lectrice j’ai par contre tout de suite détesté Maël pour des raisons que dans l’intérêt d’une future lecture je ne dévoilerai pas ( il faut bien préserver l’histoire !). Kelly est peu présente à mon goût malgré son rôle important. Dans ce cas là, Frédérique Lorient aurait peut-être du en dire un peu plus dans son roman pour une meilleure compréhension par la suite. De même lorsque Kaël décide de suivre Kelly : bien que l’on devine ses raisons, le passage à l’acte est trop rapide.
Quoi qu’il en soit toute la clique forme un petit groupe qui paraîtra parfois au lecteur exister, pour un peu que celui-ci se perdrait à la contemplation des étoiles, une nuit…

Frédérique Lorient est la professionnelle des livres qui laisse planer l’imaginaire. Il n’y a jamais de point final à ses histoires et pour autant un chapitre ou deux supplémentaires à Danseurs de lumière, son premier roman ou à Sous un ciel de harpies, n’auraient pas été adaptés. Ce qui semblait au départ frustrant pour le lecteur est en réalité à terme une véritable force vers le voyage de l’imaginaire.
A la lecture sur la vie de cette autre planète on ne peut que rapprocher la situation à celle que subissent les pays pauvres malheureusement.

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