Folklore de Loïc Clément

Age :  12-15 ans / 15 ans et +
Éditeur : Dargaud
60 pages

Note : 3 out of 5 stars

À travers le monde, chaque adolescent doit un jour accomplir son FolkLore.
Matérialisée par l’apparition d’une clé magique, cette coutume signe le début de l’émancipation de l’enfant qui doit partir en voyage pour trouver sa propre voie dans la vie.
Le jeune appelé se soumet alors à un rite d’apprentissage au sein de Bābel, capitale cosmopolite et cité de tous les possibles, afin de déterminer quelle sera sa place parmi les autres.

En ce moment, plusieurs séries de bandes dessinées sortent avec un concept un peu particuler : chaque tome peut se lire indépendamment, chaque tome est dessiné (et parfois écrit) par des illustrateurs·trices ou auteurs·trices différents, et un même fil conducteur les relie entre eux. Je pense notamment aux séries Mythics ou Les Géants. Folklore exploite donc à son tour ce principe.

Deux tomes sont déjà parus au moment où j’écris cette chronique. J’ai bien aimé l’idée de raconter le parcours initiatique et le rite de passage, matérialisés par l’apparition d’une clé dans la vie d’un jeune dont le destin s’apprête à être bouleversé, ainsi que le fait qu’ils quittent tout pour se rendre à Bâbel, la capitale de ce monde. Chaque tome nous fait rencontrer une personnalité différente, mais aussi des ambitions et des projets d’avenir distincts. À titre personnel, j’ai préféré découvrir l’histoire de Gayatri, qui veut échapper à ses obligations familiales pour vivre de sa passion : réparer les objets, même si l’humour, la ruse et la quête de ses origines dans l’histoire d’Ascelin étaient aussi touchants.

Du côté des illustrations, j’ai également eu une préférence pour le trait, plus doux et fin, de Maud Bégon (pour l’histoire de Gayatri) que pour celui de Lionel Richerand (pour l’histoire d’Ascelin), même si je dois aussi reconnaître que les choix graphiques collent finalement très bien à la personnalité des héros. Ainsi, le trait est plus dynamique, plus épais et joue davantage sur les expressions de ce renard filiforme dans Le Renard de Roman.

Néanmoins, j’ai toujours un peu de mal avec ce type de séries de bandes dessinées. L’histoire me semble souvent progresser bien trop vite, avec assez peu de difficultés pour les personnages principaux, le format assez court empêchant le récit de connaître mille rebondissements, quand bien même il y aurait matière. C’est le revers de ce genre de proposition éditoriale, qui peut frustrer de bons lecteurs.

Lien pour marque-pages : Permaliens.