La Maison aux roses immortelles de Clémence Forest

Âge : 12-15 ans / 15 ans et +
Éditeur : Flammarion jeunesse
400 pages

Note : 5 out of 5 stars

Un séjour forcé chez une grand-tante énigmatique en Angleterre, ce n’était pas l’été qu’avait prévu Aubérie. Quand l’adolescente franchit les grilles imposantes de Wistermore, elle ne tarde pas à découvrir que de nombreux mystères hantent les lieux envahis par les fleurs et la végétation. Dévorée de curiosité, elle arpente le jardin jusqu’à l’étang interdit. Sous la surface de l’eau glacée, elle croise le regard d’un garçon prisonnier, il essaye de lui parler… Alors que passé et présent s’entrelacent, les secrets enfouis font peu à peu surface. 

La Maison aux roses immortelles nous plonge dans une atmosphère mystérieuse et envoûtante, entre passé et présent. Ainsi, Aubérie n’avait pas imaginé passer son été avec sa petite soeur Zoé en Angleterre chez une grande-tante Olga aussi froide qu’énigmatique. Dès son arrivée à Wistermore, une demeure envahie par la végétation, elle comprend que les lieux dissimulent des secrets.

Le roman repose sur un double récit particulièrement réussi. D’un côté, nous suivons Aubérie et sa petite sœur Zoé, confrontées au silence et à la sévérité de leur grande-tante Olga. De l’autre, le lecteur découvre le passé d’Olga dans les années 1960, notamment son histoire d’amour contrariée avec Gus, le fils du cuisinier de la demeure. Peu à peu, ces deux temporalités s’entrelacent et permettent de mieux comprendre les mystères qui hantent Wistermore. Le lecteur cherche, tout comme Aubérie, à comprendre ce qui se cache derrière les interdits : pourquoi la forêt est-elle inaccessible, qui est ce garçon prisonnier de l’étang, et quel est le véritable poids de cet héritage familial qui semble hanter les femmes de la famille ?
J’ai particulièrement aimé cette montée progressive du mystère et la façon dont passé et présent finissent par s’entremêler.

J’ai aussi été touchée par le personnage de la jeune Olga et par sa relation avec Gus, alors que la mère d’Olga fait tout pour les séparer. Même si l’enquête menée par Aubérie est captivante, c’est cette partie du roman qui m’a le plus séduite. Les révélations finales sont aussi très bien amenées.

La plume de Clémence Forest, dont c’est le premier roman publié, est d’une grande maîtrise. L’écriture est délicate et le suspense bien dosé. J’ai aussi beaucoup apprécié la touche de fantastique et le huis clos de Wistermore, cela donne un roman un peu « hors du temps ».

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