Âge : 12-15 ans
Éditeur : Jungle
80 pages
Note : 
Fany, une adolescente passionnée de surnaturel, rend visite à son grand-père dans son village suisse natal, Hexendorf. Elle adore raconter des légendes effrayantes aux jeunes enfants du coin. Sa préférée ? Celle de la sorcière Dame Kapel, si cruelle et avide de pouvoir qu’elle aurait terrorisé toute la région il y a des siècles. D’après la légende, elle n’aurait jamais été vaincue, mais piégée dans le Glas, une cloche ensorcelée.
Un jour, poussée par la curiosité d’Harig, son ami et partenaire de chasse au trésor, Fany décide de partir à la recherche de ce mystérieux Glas…
Avec Les Masques d’Hexendorf, Kraffab nous plonge dans une aventure fantastique inspirée des traditions suisses autour de masques en bois de sorcières, les Tschäggättä ( je ne connaissais pas donc c’est une découverte !). Dès les premières pages, avec le grand-père de Fany en train de fabriquer l’un de ces masques, on sent que l’ambiance va être particulière. Et franchement… elle l’est.
L’atmosphère de la BD est assez sombre, parfois oppressante, et c’est très bien retranscrit grâce au jeu de couleurs entre le rouge, le noir, le jaune-orange et le marron. Les masques sont vraiment angoissants et certains passages dégagent une vraie tension. Le dessin est aussi très dynamique, très expressif, parfois même explosif tant ça part dans tous les sens pendant les scènes d’action. Par contre, ce n’est pas forcément mon style de dessin préféré. Mais malgré ça, je reconnais que l’ensemble fonctionne vraiment bien et qu’on ne s’ennuie jamais.
On s’attache rapidement à Fany et Harig, dont la quête autour de Dame Kapel et de la mystérieuse cloche ensorcelée donne lieu à beaucoup de rebondissements. J’ai aussi adoré Scarf, cette drôle de créature à moitié chat, ainsi que le personnage plus ambivalent de Schutzen.
Globalemennt ça bouge énormément dans cette BD, parfois dans un joyeux chaos visuel, mais cela participe aussi à l’énergie de la BD.
Et même si c’est indiqué comme un premier tome, cette BD peut selon moi tout à fait se lire comme un one-shot puisque l’histoire principale trouve une conclusion.
