Iceworld : course contre la glace d’Anne Rivière et Gabrièle Barsotti

Âge : 12-15 ans / 15 ans et +
Éditeur : Bayard jeunesse
88 pages

Note : 5 out of 5 stars

Alors qu’il rejoint son père pour les vacances, la navette spatiale de Roméo est attaquée par un drone ! Roméo s’écrase sur Seiren, une planète déserte et glacée. Qui lui veut du mal ? Et pourquoi ? Il lui reste 17 heures pour trouver de l’aide et comprendre qui est à ses trousses, après quoi sa combinaison thermique n’aura plus de batterie, et il sera victime du froid polaire…

Présentée comme un thriller intergalactique, la bande dessinée Iceworld : course contre la glace nous entraîne dans une histoire où un adolescent va jouer contre la montre — et contre une puissante multinationale — lorsqu’il découvre l’énorme secret que celle-ci cherche à tout prix à dissimuler afin d’en tirer un maximum de profits. Sa navette est alors « mystérieusement » victime d’une attaque de drone, et il se retrouve sur Seiren, une planète aux températures glaciales et extrêmes. Il n’a plus que 17 heures devant lui… à moins qu’il ne trouve quelques alliés dans ce territoire désertique.

Non seulement l’histoire est passionnante et, en tant que grande amatrice de science-fiction, j’ai pris beaucoup de plaisir à la découvrir, mais, en plus, pour une bande dessinée, je l’ai trouvée particulièrement dense et complète. L’enquête est très bien menée et la trame narrative solidement construite, avec de nombreux rebondissements. Écologie, androïdes, lien entre l’homme et la machine, exploitation des ressources naturelles, colonisation de nouvelles terres, complots scientifiques, entreprises peu scrupuleuses… Iceworld développe des thématiques classiques de la science-fiction tout en proposant un récit riche, accessible aux adolescents.

Du côté des personnages principaux, le charme opère également. J’ai beaucoup aimé Roméo (surnommé Méo), qui se retrouve embarqué dans une aventure qui le dépasse, alors qu’il ne s’était même pas vraiment intéressé au bug à l’origine de cette course contre la montre. Surtout, la relation qu’il tisse avec le biobot Nal est particulièrement réussie. J’ai d’ailleurs trouvé très intéressante la réflexion menée autour de l’intelligence artificielle dont ces petits robots sont dotés.

Enfin, le dessin m’a beaucoup plu. Il regorge de détails et offre de très beaux paysages.

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