Âge : 12-15 ans
Éditeur : Sarbacane
136 pages
Note : 
Juillet 2006. Judith et Virginie, meilleures amies depuis toujours, l’attendent depuis des mois : cet été, elles vont passer deux semaines dans un château de rêve pour y suivre un stage d’anglais. Mais le coeur n’est pas à la fête pour Judith : elle vient de perdre sa grand-mère, et elle n’arrive pas à surmonter son chagrin et à s’intégrer. Pour Virginie, c’est tout le contraire. Si elle a de la peine pour son amie, elle tient à tout prix à s’attirer les faveurs de la bande de filles plus âgées. Et pour cela, elle n’hésite pas à les suivre dans leurs virées nocturnes interdites et dans toutes leurs bêtises. La sage Judith qui n’est pas encore prête à quitter l’enfance, devient vite la cible des moqueries des autres stagiaires. Alors que Virginie la délaisse, elle devra se trouver des alliées de poids pour survivre jusqu’à la fin de ce stage de l’enfer…
Si l’histoire se déroule en 2006, hormis l’absence de téléphones portables, rien ne laisse vraiment penser que c’est le cas dans Entre elles, tant les thématiques abordées semblent encore aujourd’hui d’actualité.
Le contexte ? Une colonie de vacances. Deux amies qui s’entendent à merveille jusqu’à ce que le désir de «jouer aux grandes» pousse l’une à rejeter l’autre. la confrontation avec les affres de l’adolescence, entre manque de confiance en soi, recherche de reconnaissances par les pairs, envie de devenir « adulte » et goût des premiers interdits.
Deux amies dont les trajectoires vont peu à peu se séparer, qui vont se confronter le temps d’un été. Entre les deux, le harcèlement, l’exclusion, les moqueries qui s’immiscent, insidieusement. Il suffit parfois de peu pour basculer de l’amitié à la « haine ». Pauline Spira ne juge jamais Judith, mais elle montre avec beaucoup de justesse la souffrance ressentie par Virginie, qui doit également faire face au deuil de sa grand-mère.
À la fin, pas de pardon, juste le sentiment que quelque chose s’est brisé cet été-là, qu’une amitié que l’on croyait solide ne sera plus jamais la même. Je crois que nous avons tous fait, un jour ou l’autre, cette amère expérience. Ce fut en tout cas mon cas. Même si je n’ai pas subi ce que Virginie a vécu, je comprends le vide derrière la fin d’une amitié, des chemins qui se séparent et qu’on n’oubliera pourtant pas.
