Âge : 12-15 ans / 15 ans et +
Éditeur : Nathan jeunesse
380 pages
Note : 
Angleterre, 1810. Un meurtre secoue l’université d’Oxford : Charles Lafleur, membre du Club des mauvais garçons, est retrouvé assassiné. Et la police accuse l’un de ses camarades, Thomas Gray.
Mais » Thomas » est en réalité Cascabel Gray, une jeune femme de bonne famille, bien décidée à prouver – grâce à ses déguisements élaborés – qu’elle peut étudier parmi les hommes. Sa réputation, son avenir et même sa vie sont désormais en danger, si elle ne trouve pas vite le coupable. Et au sein de ce club, elle n’est pas la seule à avoir des secrets…
J’ai beaucoup aimé ce cosy mystery qui nous plonge dans l’Angleterre du XIXᵉ siècle. Cascabel a tout fait pour pouvoir étudier à Oxford et rêve de devenir médecin, quitte à se faire passer pour un garçon du nom de Thomas Gray, les filles n’étant pas autorisées à fréquenter l’université. Mais elle n’avait pas prévu qu’elle devrait enquêter sur un meurtre alors que certains éléments pourraient la désigner comme coupable ! Surtout, elle doit préserver son précieux secret et découvrir avant ceux des autres, si elle veut atteindre son objectif.
L’enquête dans laquelle nous plongeons nous entraîne dans les secrets et l’intimité de plusieurs étudiants qui formaient une fraternité. Cascabel va s’intéresser à certains de ses camarades et comprendre que tout le monde a des choses à cacher. J’ai beaucoup aimé la suivre dans ses pérégrinations, d’autant qu’elle n’hésite pas à mettre sa vie ou sa santé en danger pour intégrer ce cercle fermé. Le suspense est maintenu jusqu’au bout et j’ai apprécié de suivre les différentes fausses pistes de l’enquête.
Joe Heap propose également un personnage principal passionnant. À travers elle, l’auteur interroge la place des femmes à cette époque et évoque les idées féministes qui commencent à émerger. Cascabel n’est pas seulement une jeune femme qui se « travestit » pour étudier ; on comprend au fil de l’histoire que ce n’est pas le seul avantage qu’elle voit dans le fait d’être un « garçon ». Elle ne se définit d’ailleurs ni dans un genre ni dans l’autre, préférant incarner les deux à la fois. J’ai trouvé cette héroïne particulièrement intéressante, surtout lorsque les sentiments amoureux viennent se mêler à l’ensemble.
C’est à regret que j’ai quitté Cascabel. Ce roman est un tome unique.
