Âge : 12-15 ans / 15 ans et +
Éditeur : Seuil
260 pages
Note : 
Autour de nous errent des personnes tellement tristes, seules ou brisées qu’elles s’effacent peu à peu jusqu’à disparaître complètement.
Jeseong est le seul à pouvoir les entendre. Il est hypersensible aux bruits et capte ce que nous ne percevons pas. Il s’est donné pour mission d’aider ces êtres, qu’il surnomme les « biscuits », à reprendre confiance en eux.
En ce moment, sa vie est plus bruyante que jamais, entre les disputes de ses parents, les rires moqueurs des brutes du lycée et le tapage de ses nouveaux voisins.
Mais quand sa route croise celle d’un biscuit très particulier, Jeseong va devoir ignorer ce vacarme pour se concentrer sur l’essentiel.
Si j’ai eu la curiosité de lire Les Biscuits c’est d’abord pour sa thématique principale : l’hypersensibilité. Jeseong est un adolescent qui a du mal avec le fracas du quotidien, pour qui le bruit, même parfois peu sonore peut devenir insupportable. Il a aussi une vision singulière de son environnement et surtout des personnes. Ainsi, il voit ou entend ceux que d’autres ne perçoivent pas ou plus : les gens qui sont en train de « disparaître », de « s’effacer » et qu’il surnomme « les biscuits ». C’est assez singulier et déroutant mais pourquoi pas !
C’est un des rares romans sud-coréen que j’ai eu l’occasion de lire mais tous les titres que j’ai eu l’occasion de lire avait une écriture très contemplative, avec une action assez lente et très tournée vers les sentiments intimes. J’ai retrouvé cela dans Les Biscuits. D’un côté je trouve ça très intéressant et j’ai beaucoup aimé pénétrer les pensées de Jeseong, mais d’un autre côté j’aurais aimé que le récit est un peu plus de rythme. Les Biscuits met en lumière la fragilité de chacun. Il aborde aussi avec subtilité le harcèlement, l’indifférence, l’isolement, la solitude ou encore la violence psychologique intra-familiale.
