Devant nous le vertige de Clara Héraut

Âge :  15 ans et +
Éditeur : Flammarion jeunesse
400 pages

Note : 5 out of 5 stars

Jeanne n’aime pas les pages blanches, quand rien n’est encore écrit. Brune n’imagine pas sa vie loin de Simon, sans lui elle perd pied. Le destin de nageuse de Lou était programmé, et pourtant… Pour elles, cette année de terminale c’est celle du bac à préparer, des soirées imprévisibles, des messages qu’on n’ose pas envoyer… C’est celle des grandes émotions, des choix importants et des sentiments nouveaux qu’on a du mal à déchiffrer. Alors quel futur imaginer quand le chemin tracé se dérobe ? Au gré des rencontres décisives et des liens qui se défont, chacune se découvrira pour mieux se réinventer. 

J’ai lu plusieurs romans de Clara Héraut et Devant nous le vertige me confirme dans l’idée que cette autrice excelle dans l’art de nous replonger dans les atermoiements et les hésitations de ces âges charnières que sont la fin du lycée et le début des études supérieures.

Nous suivons ici Jeanne, Brune et Lou, trois jeunes femmes en classe de terminale. Trois profils, trois histoires, trois façons d’imaginer l’avenir. Pourtant, toutes sont traversées par les mêmes doutes et les mêmes appréhensions face à ce fameux « après ». Il y a le bac, les choix d’orientation, les amours, les amitiés qui évoluent et cette étrange sensation de vivre les dernières fois avant même d’en avoir pleinement conscience. Et puis, bien sûr, il y a l’envie de profiter aussi à fond de cette dernière année de lycée, pour ne rien regretter.

Je me suis identifiée à leurs questionnements ou plutôt, je me suis retrouvée car j’ai partagé à l’époque certains questionnements.
La peur de l’inconnu, de ne pas avoir l’orientation qu’on espère ou simplement de ne plus savoir quelle voie choisir quand le plan qu’on avait en tête est réduit en miettes par un accident. La peur de quitter un petit ami même quand on sent que l’amour s’est essoufflé ou simplement la peur de tomber amoureuse. Clara Héraut met des mots très justes sur toutes ces incertitudes.

J’ai beaucoup aimé suivre Jeanne, Brune et Lou mais aussi Simon. Pour ce dernier j’aurais presque aimé avoir son point de vue. C’est en effet la petite chose qui m’a manqué, même si on le devine. Cela aurait apporté un regard masculin intéressant, d’autant qu’il est un personnage central dans le quotidien des trois jeunes filles.

Les mots de Clara Héraut m’ont beaucoup parlé ( et ils parleront sans aucun doute à nombre de lecteurs), la lecture douce et bienveillante. Devant nous le vertige accompagnera sans hésiter les lycéens, particulièrement les terminales. Je l’aurai commandé sans hésiter pour le CDI si j’avais été prof-doc en lycée !

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