Âge : 9-12 ans
Éditeur : Saxo
240 pages
Note : 
ABI est un fantôme. Pas du genre terrifiant, rassurez-vous. Plutôt du type à éviter le monde extérieur, depuis qu’elle est morte dans l’incendie qui a ravagé la bibliothèque de sa ville.
MORTIMER veille sur les rares livres qui n’ont pas été détruits par le feu. Secrètement, il rêve de retrouver sa sœur, persuadé qu’elle a survécu au sinistre.
EVAN a onze ans, et ne veut surtout pas entrer au collège et dire adieu à sa vie d’avant.
Abi, Mortimer et Evan n’ont pas grand-chose en commun. Mais quand le jeune garçon tombe par hasard sur les livres rescapés de la bibliothèque et décide d’enquêter sur l’incendie, il lie sans le savoir leurs trois destinées…
Teinté d’une touche de fantastique, La Bibliothèque disparue met en scène un trio atypique : un fantôme, un chat et un jeune ado.
Tout commence par une boîte et quelques livres disposés à l’intérieur qui interpellent. Pour cause, tous viennent de la bibliothèque de la ville, qui a brûlée des années auparavant, et ont été rendus le même jour. Ce mystère va rapidement devenir le fil conducteur de l’intrigue et relier les trois personnages entre eux.
Evan est déterminé à comprendre les origines de l’incendie. Il va également enquêter avec son meilleur ami Rafe sur un de ses auteurs de livres préféré : H.G Higgins. Inexplicablement, ce dernier semble lié à tout ceci. Au fil de ses découvertes, le récit tisse des liens entre passé et présent.
Le roman aborde de nombreux thèmes. Il joue aussi avec le mystère et le fantastique. Même s’il n’y a pas beaucoup d’actions, je me suis laissée portée par ma lecture, curieuse de découvrir ce que chaque personnage allait découvrir autour de l’incendie de la bibliothèque. Je me suis aussi attachée à leur personnalité respective et leur histoire individuelle que j’ai à chaque fois trouvée touchante ( en particulier la relation entre Evan et son père).
Quelques bémols toutefois : l’intrigue manque parfois de rebondissements et la relation entre les trois personnages, pourtant présentée comme centrale, se développe tardivement et aurait mérité davantage d’approfondissement. Enfin, le public visé par cette lecture reste assez spécifique : le roman s’adressera surtout aux amoureux des livres et des bibliothèques.
