Age : 12 – 15 ans / 15 ans et +
Éditeur : Nathan Jeunesse
80 pages
Note : 
Cassandre est la princesse de Troie, fille d’Hécube et de Priam, mais elle est bien plus que cela…
Depuis son jeune âge, elle a le don de prédire l’avenir mais jamais personne n’écoute ses prédictions, tout le monde s’en moque ! Pourtant quand elle voit se dessiner la chute de Troie, elle décide de se battre. Non pas contre les Grecs mais contre l’incrédulité de sa propre famille. Elle connaît la vérité et fera tout pour être entendue !
La Guerre de Troie est ici vue à travers le prisme d’une figure moins connue de la mythologie grecque : Cassandre. À travers cette bande dessinée, les autrices font de cette jeune femme une véritable héroïne, mettant en lumière celle dont personne ne voulait entendre les prédictions, alors même qu’elle avait compris que les Troyens couraient à leur perte face aux Grecs. Ce choix narratif m’a paru particulièrement intéressant, d’autant plus que Cassandre n’est pas le seul personnage féminin à occuper une place centrale dans l’histoire : Hélène et la mère de Paris sont également mises en lumière, face à des hommes qui semblent manquer parfois de recul.
La bande dessinée comporte relativement peu de texte au regard de sa longueur, et la fin m’a semblé quelque peu abrupte mais l’ensemble est prenant. J’ai tout de même eu du mal, par moments, avec le style d’écriture, très familier et moderne. Un choix que je comprends néanmoins — notamment pour permettre à de jeunes lecteurs de plonger plus facilement dans cette histoire — mais qui m’a déroutée au départ. Il faudra aussi avoir déjà connaissance de l’histoire de la Guerre de Troie pour pleinement apprécier tous les rebondissements, le récit allant assez vite.
Sur le plan esthétique et graphique, la bande dessinée Cassandre est également très attirante. Le trait est épuré, les illustrations occupent une large place et le jeu sur les cadrages est intéressant. Le choix d’utiliser des couleurs très tranchées (bleu, jaune foncé, orange, violet, rouge) interpelle particulièrement le regard. À titre personnel, j’ai toutefois eu un peu de mal avec la forte présence de l’orange.
