La Communauté du Marais, T1 : L’Odyssée d’Octobre de Mélanie Guyard

Âge : 9-12 ans / 12-15 ans
Éditeur : Flammarion jeunesse
270 pages

Note : 5 out of 5 stars

Au coeur de l’automne, une terrible tempête s’annonce… Si la digue cède, il ne restera rien de la Communauté du Marais. Pour survivre, les souris doivent en urgence quitter le moulin. Le départ est voté, les canots mis à l’eau, mais la nature se déchaîne. Muet, Cresson et Pois se retrouvent bientôt isolés. Leur seul espoir, rejoindre le phare et les autres rescapés. Le premier volet d’une inoubliable fantasy animalière tendre, épique et intense.

Les romans de fantasy animalière agissent souvent comme de petites madeleines de Proust chez moi, et ce premier tome de La Communauté du Marais n’a pas échappé à la règle. En effet, à chaque fois que je lis ce type de récit, je me rappelle la passion dévorante que j’avais pour la saga Rougemuraille.

L’Odyssée d’Octobre est donc le premier tome d’une série mettant en scène un héros peu banal : une souris appelée Muet, en raison de son handicap. Vivant en retrait de sa communauté, il va pourtant devenir le sauveur de deux jeunes souris, Cresson et Pois, à la suite des premières intempéries ayant contraint sa communauté à quitter le moulin dans lequel elle vivait…

Muet est attachant, indubitablement, car il tire de son handicap et de son exclusion du groupe une retenue et un regard très juste sur son environnement. Lorsqu’il se retrouve à devoir s’occuper, comme un parent, de Pois et Cresson, il émane une belle tendresse de ce trio insolite. J’ai aussi beaucoup aimé la répartie et le côté très franc de Cresson, tandis que Pois, le plus jeune est d’une naïveté touchante, enfantine. Il s’attache très vite à Muet alors que Cresson est plus distante et plus sarcastique aussi !

L’histoire est aussi une quête : celle de la recherche d’un nouvel abri, d’une nouvelle maison où trouver refuge, métaphore animalière des péripéties vécues par les réfugiés climatiques et qui seront sûrement de plus en plus nombreux dans les années à venir. Le roman peut se targuer de nombreux rebondissements, puisque la nature est dangereuse : prédateurs et intempéries guettent sans cesse les jeunes souris, mais leur route croisera évidemment aussi quelques alliés !

L’histoire bénéficie enfin d’un joli écrin, avec sa couverture reliée et, bien sûr, les belles illustrations à l’aquarelle de Timothée Le Vell, qui viennent donner un visage à ce sympathique trio et à leurs péripéties.

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