Age : 12 – 15 ans / 15 ans et +
Éditeur : Albin Michel Jeunesse
280 pages
Note : 
À 12 ans, Mireu quitte Séoul, son père et ses amies pour s’installer avec sa mère à Champ-de-lune, un petit village de campagne. La beauté du paysage la laisse indifférente, elle est trop en colère contre sa mère, le divorce de ses parents, et la vie en général ! Décidée à rester isolée, Mireu va pourtant croiser la route de la douce Sohui et de son ami Baou, jeune artiste discret. Ils vont s’apprivoiser, se confier et se lier d’une amitié sincère, qui les aidera à grandir et à avancer.
Le Lys du ciel est un classique de la littérature jeunesse en Corée du Sud. Il a été publié une première fois par l’autrice en 1999, avant qu’elle ne l’actualise quelques années plus tard.
J’ai trouvé ce roman très touchant. On suit le quotidien de trois adolescents, chacun confronté à une blessure intime : le divorce pour Mireu, le deuil de sa maman pour Baou, et la maladie ainsi que l’abandon parental pour Sohui. Le récit se découpe en plusieurs parties, chacune étant consacrée aux pensées de l’un des adolescents, avec son regard propre sur les événements.
Le Lys du ciel est un roman très axé sur les émotions et la personnalité de ses personnages, ainsi que sur les événements familiaux qu’ils traversent. Le fil d’Ariane de l’histoire est l’amitié qui se noue peu à peu entre eux, ainsi que les petites péripéties de leur quotidien. Le rythme est un peu lent et contemplatif, mais cela pourra parler aux adolescents qui traversent des épreuves similaires ou qui souhaitent partager ce type de ressenti.
Dans le même temps, Le Lys du ciel nous plonge dans le décor de la campagne sud-coréenne, où l’on semble coupé du reste du monde, avec seulement quelques allusions à la grande ville voisine ou à l’univers des réseaux sociaux. Le roman privilégie la mise en scène des interactions réelles plutôt que virtuelles. L’orme, et le récit de ses changements au fil des saisons, incarnent également la place que l’autrice a souhaité accorder à la nature dans son histoire.
Enfin, j’ai beaucoup aimé la conclusion de Lee Geum-Yi autour de l’acceptation de soi, ainsi que la métaphore associée à la fleur et au titre du roman, Le Lys du ciel.
Une belle histoire d’amitié, portée par des thèmes forts et des adolescents qui font preuve d’une grande maturité au fil des chapitres. Il existe deux tomes suivants en Corée du Sud et, même si le roman se suffit à lui-même, je serais curieuse de les lire.
