Âge : 15 ans et +
Éditeur : Lumen
660 pages
Note : 
Anabelle Gage n’a plus qu’un an à vivre dans un corps qui la condamne lentement.
Son unique espoir est d’intégrer Parangon, la prestigieuse école de magie de Caimor, afin d’obtenir un nouveau corps sain.
Après avoir échoué au concours, elle devient voleuse en tentant de dérober un châssis magique, mais se fait surprendre par le directeur.
Plutôt que l’exécution, il lui impose de travailler comme mercenaire pour lui, aux côtés de dangereux renégats.
Bientôt mêlée à une vaste machination entre révolte, magie noire et montée des eaux, Ana devra se battre pour survivre et écrire son propre destin.
Ce qui m’a poussée à découvrir le premier tome de Queen of faces, c’est d’abord le mal qui touche Anabelle Gage. En effet, dans ce monde où l’âme et le corps sont dissociés, la jeune fille est prisonnière d’un corps de garçon qui ne lui laisse plus qu’une année à vivre. En tentant de dérober un nouveau « châssis », elle va se faire prendre par le directeur de l’académie où elle a essayé, par trois fois, d’entrer : Parangon. Devenue dans cette académie une tunique grise au service des étudiants de l’école, elle va aussi être la mercenaire de ce directeur, Carriwitch, et peu à peu être amenée à découvrir que l’histoire qu’on lui a toujours présentée n’est pas totalement la vérité…
J’ai aimé cette dissociation entre corps et âme, occasion pour l’autrice Petra Lord d’aborder la question de la transidentité d’une manière très originale. Sans être l’élément central de l’histoire, cet aspect irrigue l’ensemble du roman notamment pour montrer à quel point le corps n’est pas représentatif de l’être intérieur. Les personnages passent d’ailleurs d’un corps à l’autre pour les besoins de l’intrigue.
L’univers de Queen of faces est dense, riche mais j’ai trouvé aussi pas assez exploré dans ce premier tome alors même que l’histoire est volumineuse. Les premiers chapitres sont entraînants mais le récit patine peu à peu dans les actions qu’il met en scène, rendant la lecture plus laborieuse qu’escomptée. Il reste qu’on s’accroche, Anabelle étant une héroïne intéressante, mais on aurait aimé peut-être que ses activités de mercenaires soient un peu plus rapides quand bien même c’est à travers elles qu’elle fait face aux complots, mensonges et demi-vérités.
Le roman suit également d’autres personnages gravitant autour d’Anabelle, notamment le destin de Wes-Nell, jeune héritière chassée de son corps et de son rang. Ce système d’échanges de corps ne facilite pas toujours la lecture et j’ai parfois eu du mal à m’y retrouver.
Ma lecture de ce premier tome de Queen of faces reste donc pour le moment mitigée. Je verrai si je me lance dans sa suite.
