Hunger Games, T2 : L’Embrasement de Suzanne Collins

Age :  15 ans et +
Éditeur :  Pocket jeunesse (2010)
400 pages

Note : 4 out of 5 stars

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Katniss rentre au district 12 après avoir remporté les Hunger Games avec Peeta. A présent, elle n’a plus à se préoccuper de savoir ce que la famille mangera à chaque repas ni à se demander comment survivre. Mais d’autres questions, bien plus préoccupantes encore, viennent perturber sa tranquillité. En effet depuis sa victoire grandiose, inattendue et provocante, le Capitole est menacé par de nombreuses rebellions au sein des districts. Katniss doit assumer les choix qu’elle a fait pour sauver Peeta et doit jouer la comédie de l’amour. Mais le piège se referme sur les deux adolescents à l’annonce des 3èmes jeux de l’Expiation qui ont lieu tous les 25 ans. En effet, dans chaque district, deux vainqueurs vont devoir retourner dans l’arène !

Le premier tome d’Hunger Games était déstabilisant par la mise en scène que Suzanne Collins proposait de ces « jeux de la faim » mais aussi « de la fin… » avec l’Embrasement, une première partie du roman est beaucoup plus centrée sur la psychologie de Katniss après la dure épreuve qu’elle a vécu dans l’arène, puisque les cauchemars la rongent, mais aussi parce qu’elle doit assumer ses choix et que la menace du Capitole et du président Snow se fait plus violente à l’égard de ses proches.
Le rythme des 150 premières pages est donc assez lent même s’il n’est pas inintéressant car il permet de revenir sur ce que le lecteur a pu lire « à chaud » dans le premier Hunger Games. Retrouver par ailleurs dans l’Embrasement Peeta et Katniss, formant un couple d’amis plus qu’un couple d’amoureux tout en se posant beaucoup de questions sur leurs sentiments, est aussi très appréciable car on s’était attaché à eux dés le départ. Par ailleurs, les premiers rouages du troisième tome qui se focalisera probablement sur la révolte des districts, se mettent en place.
L’annonce des jeux de l’Expiation est dés lors plus brutale encore car on a prit le temps de mieux connaître Katniss et Peeta, de les découvrir sous un autre jour et surtout, on ne s’y attend pas ! Bien sûr, on se dit que comme dans tous les romans d’anticipation il y aura une révolte, c’est d’ailleurs ce qui se passe dans les districts, mais j’ai trouvé que l’idée inventée par le Capitole (et donc par Suzanne Collins) pour l’endiguer était à la fois ingénieuse et plus cruelle encore que les Hunger Games habituels, ce qui était bien sûr, le but. Pas une seconde avant l’annonce on ne se doute que c’est ce qui va se passer sauf si bien entendu, on lit ce résumé…
Dans l’arène, là aussi, on est très loin du premier tome d’Hunger Games et les relations de groupes ou entre personnages sont plus importantes, y compris pour Katniss et Peeta qui, sous les conseils d’Haymitch, comprennent qu’ils vont cette fois-ci devoir faire équipe. L’arène élaborée par le Capitole est, elle aussi, remarquablement ingénieuse et souligne une fois de plus l’imagination de Suzanne Collins. Tout s’enchaîne avec une rapidité et le son des coups de canon rythme le temps qui filent à grande vitesse : les morts s’enchaînent comme les péripéties, les choix à faire sont souvent difficiles et les pièges aussi surprenants inattendus. Les deux cents dernières pages, où le lecteur se retrouve plongé dans l’arène, filent sous nos doigts, chaque chapitre relançant, à sa fin, l’action.
Au final, j’ai trouvé L’Embrasement un peu moins prenant que le premier Hunger Games, mais j’ai aussi été captivée petit à petit par la tournure des événements. Ce deuxième opus se lit assez rapidement et finalement ne déçoit pas. La fin prépare le troisième et ultime livre, nous mettant l’eau à la bouche car il est clair que les rebondissements et découvertes improbables seront, une fois de plus, de mise.
Suzanne Collins donne une suite satisfaisante et passionnante, qui mérite l’intérêt du lecteur, abordant certes la mort, ou plutôt l’assassinat, mais avec beaucoup de recul, de psychologie et sans chercher à montrer du sang pour le plaisir. Le tout me fait énormément penser à une version futuriste des combats entre gladiateurs sous l’Antiquité et particulièrement les moments où Rome demandait aux maîtres de recréer des événements de l’Histoire romaine par une mise en scène dans un lieu hostile. En tout cas, les références à l’Histoire romaine sont pour moi nombreuses et c’est amusant aussi de les voir transparaître sous cette forme. Tout simplement bluffant !

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