Les Enfants de la liberté de Marc Lévy et Alain Grand

enfants-liberteAge : 15 ans et +
Éditeur :  Casterman (2013)
170 pages

Note : 5 out of 5 stars

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Raymond a 18 ans lorsqu’il s’engage en mars 1943 dans la Résistance française avec son frère Claude. Cette bande-dessinée raconte son histoire et celle de ses frères d’armes : Claude, Charles, Emile, Boris, Jan, Catherine, Damira, Sophie ou encore Osna. Il raconte les vols, les dégradations pour le compte de la Résistance mais aussi l’emprisonnement, la mort de ses amis et son long trajet à bord de ce qu’on nomma plus tard le « train fantôme »…

Marc Lévy n’est pas un auteur que j’ai l’habitude de lire. De lui, je n’ai ainsi lu que Et si c’était vrai, un roman assez sympathique malgré un point de départ tragique. Les Enfants de la liberté, est un texte vraiment très différent des autres titres de cet auteur populaire. Le roman ne m’avait pas attiré à sa sortie mais pour la bande-dessinée ce fut différent. J’aimais bien le coup de crayon d’Alain Grand et cela a suffi à me convaincre de lire la BD. Après tout, moi qui lis peu de livres sur la Résistance française lors de la Seconde guerre mondiale, ça ne pouvait pas être inintéressant pour ma culture.

Les Enfants de la liberté est une bande-dessinée est touchante et très forte. Notamment parce que le récit n’est pas une fiction mais bien l’histoire du propre père et de l’oncle de Marc Lévy, des juifs-résistants, membres de la brigade Marcel Langer, des MOI toulousains. On pénètre ainsi au coeur de l’intimité de l’histoire familiale de l’auteur qui se mêle à l’Histoire avec un grand H.
Dans Les Enfants de la liberté, on découvre le quotidien des résistants dans la guerre, ponctué de vols, de dégradations, d’emprisonnements, de meurtres, de condamnations mais aussi de moments plus heureux où l’amour ose pointer le bout de son nez.
La bande-dessinée est forte sans être brutale ou violente. Les dessins d’Alain Grand restent souvent sobres : ils suggèrent plus qu’ils ne montrent. Des dessins qui sont particulièrement agréables à regarder, très tendres et expressifs.
La construction de la BD est sobre et la lecture est facile. On n’est pas noyé sous le texte et le contenu reste pourtant très enrichissant. Les Enfants de la liberté donne une base solide sur l’action des résistants en France car ce groupe est assez représentatif de la Résistance dans les villes.
La fin est plus difficile à lire car Raymond et Claude sont emprisonnés, côtoient la mort avant d’embarquer dans un train qui doit les conduire vers un camp de concentration. Un périple dur qui rend le texte et les dessins plus sombres.

Au fur et à mesure de ma lecture de Les Enfants de la liberté, je me suis surprise à être bien plus intéressée par l’histoire que je ne le pensais. J’avais acheté cette bande-dessinée pour le CDI dans lequel je travaille à l’intention des élèves de 3ème qui étudient la Seconde guerre mondiale et des professeurs d’histoire-géographie. Je ne regrette pas de m’y être plongée moi aussi car je n’ai pas pu lâcher l’histoire avant d’avoir atteint la fin.

En quelques mots :

Adaptation d’un roman de Marc Lévy, la bande-dessinée Les Enfants de la liberté, raconte le quotidien du père et de l’oncle de l’auteur dans la Résistance française. Au travers une construction linéaire, claire et simple, cette BD accessible à partir de la classe de 3ème (dans le cadre du programme d’histoire-géographie) présente l’action de la Résistance dans les villes. Les Enfants de la liberté est une bande-dessinée forte, touchante et passionnante. Les dessins, sobres et expressifs, dépeignent avec justesse l’ambiance de l’époque et les actions des résistants. Une belle découverte.

Extraits :

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A propos de Marc Levy et Alain Grand

Né en 1961, révélé en 2000 avec son premier livre Et si c’était vrai, Marc Lévy est l’auteur de treize romans, tous des best-sellers internationaux. Traduit dans quelque 45 langues, il est aujourd’hui, avec 20 millions d’exemplaires vendus, l’auteur français le plus lu dans le monde.

Né en 1955, Alain Grand a fait ses premiers pas professionnels en 1981 dans le magazine Mikado (éditions Milan). Chez cet éditeur, il est l’auteur d’Opération Comics et de Vilaine (scénario Gérard Moncomble). En 2011, avec Régis Hautière, il signe le premier volet de Tout l’or du monde, chez Soleil/Quadrants.

 

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