Age : 15 ans et +
Éditeur : Bayard jeunesse
430 pages
Note : 
Londres, 1848. Chaque citoyen d’Angleterre a droit à un pacte magique avec la reine fae, une seule chance d’acquérir un don exceptionnel. Mais tout pacte a un prix. Cette année, la saison mondaine marque l’entrée d’Ivy Benton à la cour.
Contre toute attente, la reine lance alors une compétition entre débutantes pour la main de Bram, le séduisant prince héritier. Pour Ivy, c’est l’occasion de sauver sa famille de la ruine… et de libérer sa soeur du pacte cruel qui a brisé sa vie.
Plongée dans un tourbillon de bals, de rivalités féroces et d’enchantements mortels, Ivy découvre un univers où chaque sourire cache un secret et chaque promesse fae, un sombre dessein. Tiraillée entre Bram et son frère Emmett, elle est aussi placée au coeur d’un complot qui pourrait tout détruire. Y compris ce qu’elle tient le plus à protéger…
Je me suis lancée dans la lecture de romantasy, genre à la mode auprès des adolescents. Je pensais que Le Pacte des roses était un one-shot (je n’avais rien regardé sur Internet, simplement attirée par la couverture – un brin clichée – et par le résumé), mais il s’agit en réalité d’une duologie. Le plot twist final me l’a d’ailleurs bien fait comprendre, tout comme cette impression que l’histoire et ses rebondissements prenaient leur temps, ce qui m’avait étonnée pour un one-shot. Avec le recul, ce rythme s’explique parfaitement et fonctionne très bien.
L’univers et la compétition autour d’un mariage avec un prince ne sont pas sans rappeler Noblesse oblige ou La Sélection. Le fond du récit ne m’a donc pas semblé très original, mais j’ai malgré tout beaucoup accroché à cette lecture. L’héroïne est intéressante : elle est loin d’être fleur bleue. Elle participe à la compétition pour des raisons personnelles — comprendre ce qu’il est arrivé à sa sœur Lyvia et sauver sa famille — et l’on comprend très vite pourquoi elle n’a pas le droit d’échouer.
Ponctuellement, le lecteur a accès aux pensées des autres participantes. C’est une bonne idée, même si j’aurais aimé les connaître davantage. J’ai en revanche beaucoup apprécié que les jeunes filles s’entraident et qu’un véritable esprit de sororité se mette en place face aux épreuves auxquelles elles sont confrontées.
La reine Mor est terrifiante et apporte au roman une dimension sombre et violente (on le réservera donc plutôt à un public de lycéens). Elle joue avec la psychologie des jeunes filles en lice, mais pas seulement.
Le plot twist final m’a laissée sur ma faim, mais tous les éléments d’un second tome prometteur sont désormais en place.
Je serai donc au rendez-vous pour découvrir la suite.
