Typiquement Eliza de Sophia Lee

Âge : 12-15 ans / 15 ans et +
Éditeur : Albin Michel Stories
380 pages

Note : 4 out of 5 stars

L’année de terminale d’Eliza Park s’annonçait parfaite : elle allait être deuxième de sa promotion et savourer ses derniers mois de lycée aux côtés de ses meilleures amies. Mais un conflit d’emploi du temps la force à suivre le cours d’arts culinaires, où le titre d’élève modèle revient à Wesley Ruengsomboon.
Pour atteindre son objectif, elle n’a qu’une solution : remporter un concours de cuisine face à lui. Mais entre l’apprentissage des recettes coréennes de sa grand-mère et la naissance de sentiments inattendus pour son camarade, Eliza va devoir réinventer sa vision du succès, de l’amour et d’elle-même…

Une romance toute en douceur, « enemies to lovers », dans laquelle on plonge aussi dans l’univers de la cuisine. J’ai beaucoup aimé ce mix de thématiques et je pense qu’il plaira aux élèves : l’histoire d’amour et le monde de la cuisine, bien sûr, mais aussi les nombreuses références à la Corée du Sud, pays dont sont originaires les parents d’Eliza, arrivés aux États-Unis lorsqu’ils étaient étudiants. La cuisine sud-coréenne occupe au demeurant une place importante dans le roman, puisqu’Eliza va peu à peu s’y intéresser et découvrir les plats liés à ses origines.

Au début du roman, Eliza est une jeune fille un peu agaçante, très focalisée sur ses notes et sa réussite scolaire, parfois au détriment de sa relation aux autres, mais surtout sans réelle passion pour quelque chose. Elle est douée et excellente… parce qu’il faut l’être pour réussir selon elle. Elle focalise énormément sur sa place dans le classement des élèves de dernière année. Alors, forcément, son arrivée dans ce cours de cuisine va venir bousculer toutes ses certitudes. Elle n’y connaît rien, elle arrive avec pas mal de préjugés et va, pour une fois, se confronter à quelque chose qu’elle ne maîtrise pas. Surtout, elle va comprendre que parfois… on peut essayer et ne pas réussir.

J’ai bien aimé l’évolution d’Eliza, même si la fin est un peu trop « happy end »… Sa relation avec Wesley est aussi très mignonne. Il la bouscule beaucoup et lui apprend que l’intelligence ou la réussite n’est pas que dans les bonnes notes. C’est un chouette message. Son appétence pour la cuisine nous donne envie de nous mettre aussi aux fourneaux !

J’ai aussi aimé la manière dont l’autrice interroge les origines familiales et plus largement les relations intra-familiales, surtout lorsqu’on est issue de l’immigration et qu’une partie de sa famille vit dans un pays complètement différend de ce qu’on connaît. Eliza va aussi s’ouvrir à la cuisine sud coréenne et à l’histoire de sa mère et de sa grand-mère. Là aussi elle va peu à peu apprendre à dépasser ses préjugés.

Typiquement Eliza est ainsi autant une romance douce que la mise en scène d’une jeune fille qui apprend à sortir de ses oeillères.

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