Âge : 15 ans et +
Éditeur : Glénat
210 pages
Note : 
Le quotidien de Roxane, élève de terminale, ressemble à celui des gens de son âge : copines, lycée, profs, parents. Ce que chacun ignore en revanche, c’est que l’adolescente est une habituée du dark web, où elle sert d’intermédiaire anonyme dans la fabrication et la vente de faux papiers. Beaucoup par militantisme anti-frontières, un peu pour l’argent… Un jour, pour un gros coup, elle accepte de rencontrer un de ses clients IRL (« In Real Life », dans la vraie vie). L’existence tranquille de la lycéenne bascule aussitôt, entre menaces et paranoïa.
Roxane est une lycéenne de terminale qui mène une double vie. Sous le pseudonyme de Soap, elle fréquente le dark web où elle sert d’intermédiaire dans un trafic de faux papiers. Mais lorsqu’elle accepte de rencontrer un de ses clients dans la vraie vie, elle se retrouve entraînée dans une affaire qui va rapidement la dépasser.
J’ai bien aimé cette bande dessinée qui nous plonge dans l’univers du dark web, un monde assez méconnu mais qui fascine facilement, notamment les adolescents. Les auteurs prennent le temps d’en expliquer le fonctionnement et les spécificités, tout en construisant une enquête policière prenante.
Roxane est un personnage intéressant. Derrière cette lycéenne qui semble mener une vie ordinaire, on découvre une adolescente très à l’aise dans cet univers clandestin. On a du mal à la cerner, car c’est une jeune fille solitaire, taciturne et fermée. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Gaz, même s’il est l’archétype du nerd (asiatique, harcelé pour ses bonnes notes, reclus derrière son ordinateur à la maison).
La BD est construite autour de l’enquête policière visant à confondre Roxane et de la tension liée à sa rencontre IRL avec l’un de ses contacts. Cela donne beaucoup de rythme à l’intrigue.
Je suis en revanche plus réservée sur la fin, qui m’a gênée par le message qu’elle peut faire passer. C’est un choix scénaristique que je trouve discutable, particulièrement pour une bande dessinée qui pourrait être proposée à des lycéens. Pour cette raison je ne sais pas si je l’aurais mise au CDI si j’étais au lycée.
Le dessin de Jérôme Savoyen, aux influences manga, et surtout la colorisation sombre colle bien à l’univers et à la tension du récit.
