Big Bang de Mikaël Olivier

Âge : 12-15 ans / 15 ans et +
Éditeur : Thierry Magnier
240 pages

Note : 4 out of 5 stars

Pour ma mère, une seule explication possible : si mes notes se cassent la figure à l’approche du brevet, c’est parce que je suis trop intelligent et que je m’ennuie au collège. Sauf que quelques jours plus tard, mon résultat au test de QI est encore plus minable que mon bulletin scolaire ! C’est un coup de tonnerre dans la famille, et le Big Bang dans ma tête : serais-je soudain devenu un imbécile… ? 

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman de Mikaël Ollivier et j’ai retrouvé ce que j’aime chez cet auteur : le réalisme avec lequel il construit ses personnages.

Dans Big Bang, on entre dans la tête de Mathis, un garçon pas très scolaire dont les notes ne cessent de dégringoler à l’approche du brevet. Pour ses parents, il doit forcément y avoir une explication et des solutions !

Si le test de QI est le point d’orgue de cette recherche, Mathis aura surtout beaucoup expérimenté : alimentation, yoga, hypnose, acupuncture, cours de soutien scolaire, pendant 10 semaines, rien ne lui sera épargné !

J’ai aimé suivre les pensées de Mathis, avec ses doutes, ses défauts et son regard sur les adultes. C’était vraiment drôle à lire. À l’heure où certains parents cherchent parfois toutes les excuses possibles aux difficultés de leur enfant, Mathis est finalement un peu à rebours de tout ça. Et s’il n’était ni surdoué, ni malade, mais simplement pas très motivé ?

Outre cette question de la réussite scolaire « à tout prix », Mikaël Ollivier aborde aussi le divorce et ses conséquences sur chaque membre de la famille.

Il y a quelques longueurs mais c’est le genre de personnage auquel beaucoup de collégiens peuvent s’identifier. J’ai aussi envie de davantage valoriser la voix des garçons au CDI, dans ce type de récit, très introspectif.

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