Âge : 12-15 ans / 15 ans et +
Éditeur : Didier jeunesse
240 pages
Note : 
Quand Lin, une lapine de seize ans, trouve refuge avec sa famille dans la Cité bleue, elle croit enfin débuter une nouvelle vie loin des loups qui ont attaqué son village.
Mais très vite, elle commence à douter: la Cité est-elle vraiment le havre de paix tant espéré ? Lorsqu’un lièvre conservateur est élu maire, méfiance et peur s’instillent partout et les lapins deviennent la cible de discriminations de plus en plus assumées.
Pour Lin, hors de question de rester les bras croisés. Avec ses nouveaux amis, elle compte bien se battre au nom de l’égalité, quel qu’en soit le prix…
Ce roman résonne autant avec le passé qu’avec l’actualité. Ainsi, impossible de ne pas penser à la montée du nazisme en Allemagne, à la Seconde Guerre mondiale et aux persécutions contre les Juifs. Mais les parallèles avec notre époque sont aussi là : montée de l’extrême droite, discours racistes, peur des migrants,.. Alors que 2027 se profile, ce type de roman trouve un écho particulier.
La construction de Les Résistants de la Cité bleue m’a également fait penser à d’autres lectures qui sont au programme de 3ème, comme La Ferme des animaux ou Matin brun. On retrouve cette même démonstration progressive de l’embrigadement et la mise en place de mesures anti-démocratiques suite à une élection : changements des programmes scolaires, mesures prises contre les lapins, la division entretenue entre lapins et lièvres, puis l’exclusion et l’oppression qui s’installent peu à peu. Tous les mécanismes sont décrits avec beaucoup de précision.
Ce que j’ai trouvé bien dans cette lecture c’est le style de David Moitet. Je trouve que son roman est très clair, linéaire, presque pédagogique. Le lecteur est accompagné pas à pas dans cette dérive, sans jamais que le récit ne devienne pesant. Au contraire, l’histoire reste rythmée, portée par les rebondissements et par la résistance de Lin et de ses amis. C’est tout à fait le type de romans que je verrai bien en lecture cursive.
