Âge : 15 ans et +
Éditeur : Hachette jeunesse
300 pages
Note : 
Les vacances sur l’île ultra-exclusive de Mokani ont toujours été le point culminant de l’année d’Avery Finch. L’occasion pour l’étudiante de passer du temps avec d’autres familles aussi aisées que la sienne, et de profiter du luxe des lieux : spa, cocktails à volonté, chef privé…
Mais cet été, rien ne se passe comme prévu. L’ex d’Avery n’arrive pas à se remettre de leur séparation, sa meilleure amie agit bizarrement, et Leo, autrefois vacancier comme eux, porte maintenant un uniforme d’employé. Pour couronner le tout, la présence de Nora, la colocataire d’université d’Avery qui ne cesse de mettre son nez là où il ne faut pas, attise les tensions.
Sur l’île de Mokani, tout le monde cache quelque chose. Et certains secrets valent la peine de tuer.
Ce thriller portrait avec lui la promesse de pénétrer dans l’envers du décor du monde des ultra-riches. J’espérais un roman à la hauteur de Nous les menteurs mais au fur et à mesure des chapitres, Une Saison pour mourir s’est révélé être une lecture pour laquelle je n’ai malheureusement pas du tout accrochée.
Si le prologue se montre accrocheur et laisse présager un suspense haletant, l’intrigue peine ensuite à tenir ses promesses. Le récit s’étire en longueur et la tension installée au départ retombe rapidement, sans réellement maintenir l’intérêt du lecteur.
Du côté des personnages, j’espérais également davantage. J’adore découvrir l’envers du décor et cela faisait longtemps que je n’avais pas accompagné des personnages dans le monde du luxe et de la richesse. J’avais donc très envie de suivre Avery, Hugo et Léo, qui se partagent la narration. Oui, le roman offre donc des points de vue variés sur les différentes strates sociales de l’île. Oui, l’histoire met en lumière les faux-semblants, la pression sociale et le contraste entre apparences publiques et vies privées.
Toutefois, malgré ces éléments intéressants, l’ensemble manque de dynamisme : l’histoire finit par s’enliser, et je ne suis jamais vraiment parvenue à m’attacher aux personnages ni à être pleinement investie dans ce qui se déroule sur l’île de Mokani. Certaines situations sont même assez inconfortables en tant que lecteur, notamment la relation entre Avery et Hugo, très toxique et pour laquelle la jeune fille semble avoir du mal à le percevoir. Léo, est davantage intéressant puisqu’il a longtemps été dans le « club » avant d’avoir une position plus délicate cette année. C’est lui que j’ai préféré.
Peu à peu mon intérêt pour Une Saison pour mourir s’est donc étiolé et les révélations finales, que j’ai quand même voulu connaître ne m’ont pas vraiment convaincue. C’était assez convenu, prévisible. Je suis donc passée à côté de ce thriller.
