Âge : 9-12 ans / 12-15 ans
Éditeur : Poulpe Fiction
200 pages
Note : 
1942. Alors que les rafles s’intensifient dans un Paris occupé, Simon, 12 ans, doit fuir la capitale. Grâce à un réseau de résistants, le jeune garçon trouve refuge au Chambon-sur-Lignon, un village cévenol qui protège de nombreux juifs persécutés. Accueilli par la famille Rouméjon, Simon devient Nicolas et s’invente une nouvelle vie aux côtés de Sylvie et Anne-Marie. Entre le quotidien à la ferme, l’école, et l’amitié qui naît avec les deux jeunes filles, Simon s’adapte peu à peu, tout en gardant l’espoir de retrouver un jour ses parents. Mais même dans ce havre de paix, la guerre n’est jamais très loin…
J’avais déjà lu Charles 1943 de Florence Medina et j’ai eu plaisir à découvrir Simon 1944, qui suit le destin de l’un de ses camarades. Le début du roman est d’ailleurs un clin d’oeil au précédent livre de l’autrice !
Dans Simon 1944 on s’intéresse au sort des enfants juifs qui ont dû se cacher à la campagne sous une fausse identité. C’est ainsi ce qui arrive à Simon après l’arrestation de son père : il doit quitter Paris et apprendre à vivre loin de ses proches, sous une nouvelle identité.
J’ai bien aimé la manière dont le roman aborde cette enfance bouleversée par la guerre. Il y a certes la fuite, la séparation avec sa mère puis la peur d’être découvert mais aussi des passages plus légers avec sa vie à la campagne et ses nouveaux amis.
L’ensemble est très complet sur le sujet et aussi très facile à lire. Des illustrations accompagnent aussi le récit. Enfin, il y a un dossier pédagogique à la fin qui permet également de revenir sur le contexte historique.
Simon 1944 est donc un roman accessible au plus grand nombre. Je le proposerai aux élèves dans le cadre du projet Lire en histoire car il montre très bien le quotidien des enfants juifs cachés pendant la Seconde Guerre mondiale.
