Âge : 15 ans et +
Éditeur : Delcourt
125 pages
Note : 
Un soir d’août 2014, Sana, 15 ans, croit partir en vacances en Algérie avec sa famille. Quand l’avion atterrit, elle comprend : elle est en fait en Turquie, direction la Syrie. La frontière franchie, à pied et en courant dans la nuit,
l’adolescente se retrouve dans un pays aux mains des terroristes. Mariée de force à un combattant de l’État islamique, mère un an plus tard, elle affrontera la guerre, la faim, les camps kurdes et l’effacement de son droit d’exister.
Pendant neuf années, Sana n’aura qu’un objectif : survivre. Survivre pour elle, survivre pour ses filles.
Tout part d’une question et d’un constat que l’on a tous un jour expérimenté : « Nos téléphones nous écoutent-ils ? ». Le scénario va suivre une journaliste qui décide d’enquêter pour explorer les multiples formes de surveillance liées aux nouvelles technologies. En s’appuyant sur plusieurs reportages journalistiques et sur les alertes d’Amnesty International, la BD revient sur des affaires marquantes comme Cambridge Analytica, Pegasus ou encore la vidéosurveillance algorithmique, afin de montrer comment nos données personnelles sont collectées, stockées et parfois utilisées à des fins de manipulation ou d’espionnage.
J’ai trouvé le sujet intessant puisque la question des données personnelles, de leur stockage par les GAFAM, de leur exploitation aussi parfois même par des Etats pour espionner et manipuler m’interpelle. La BD est cependant assez dense et s’adresse plutôt à un public déjà sensible au sujet, même si son caractère didactique pourrait également servir de première découverte.
Reste une question essentielle, à laquelle l’ouvrage n’apporte pas de réponse : que faire face à cette surveillance de masse ? Même Amnesty International, qui signe la postface, ne propose pas de solution…
