Les Mystères d’Eversand ( T1 à T4 ) de Victor Dixen

Âge : 15 ans et +
Éditeur : Robert Laffont
380 pages

Note : 4 out of 5 stars

Birdie Baker, étudiante sans le sou, tombe sur une offre d’emploi de  » suivante  » pour une vieille dame habitant l’État de Rhode Island. En plein janvier, elle débarque à Eversand, presqu’île au charme suranné où semble régner un printemps perpétuel : c’est le fief des Rosemore, très puissante et très secrète dynastie de la old money américaine.
Birdie n’a peut-être pas seulement été recrutée pour servir de demoiselle de compagnie, mais aussi pour devenir la  » suivante sur la liste  » : la dernière d’une longue lignée de jeunes femmes attirées au manoir comme des papillons dans une plante carnivore. En répondant à la petite annonce, a-t-elle signé son arrêt de mort ?

C’est la première fois que je lis une série dont les quatre tomes sortent aussi rapidement les uns après les autres. Pour une grosse lectrice comme moi, avec une mémoire de poisson rouge, j’ai vraiment trouvé ça très agréable : on reste dans l’intrigue et on arrive vite à reprendre le fil des événéments.

Parlons maintenant de l’histoire : j’ai été passionnée par le tome 1, on découvre Birdie et surtout tous les mystères qui entourent le manoir, ses habitants et la presque île d’Eversand. Le huis clos et les manifestations fantastiques nous intriguent autant qu’ils nous tiennent en haleine. On se demande où Birdie a attéri et quels secrets se cachent dans ce lieu.

J’ai lu très vite, les tomes 2 et 3. Ils sont prenants et  j’ai aimé continué de suivre les investigations de Birdie ainsi voir comment elle se dépatouille avec les membres de cette famille étrange, mystérieuse et assez toxique. En revanche, si on est honnête et avec un peu de recul, l’intrigue principale avance finalement assez peu.

Le tome 4 nous sort en partie du huis clos d’Eversand et on accède enfin aux révélations tant attendues. Victor Dixen m’a d’ailleurs surprise et je ne m’attendais pas forcément à cette explication. Je n’y ai d’ailleurs pas spécialement accroché, même si elle reste cohérente avec l’intrigue… C’est un ressenti très personnel.

Les 100 dernières pages sont très dynamiques, avec de nombreux retournements de situation, des rebondissements et une ellipse temporelle qui contraste avec le rythme plus lent d’auparavant.

Un bémol quand même, avec le personnage de Ronan. Je trouve que Birdie passe trop vite de « je le déteste » à « je l’aime et je veux le sauver ». Je n’ai pas trouvé cela très crédible et ce n’est d’ailleurs pas vraiment cet élément de l’intrigue qui m’a le plus intéressé alors même que tout tourne autour de cet objectif….

Au final, même si la saga n’est pas un coup de coeur je l’ai lu d’une traite et j’ai apprécié, comme toujours chez Victor Dixen, tout l’écosystème qu’il parvient à créer autour de chacune de ses histoires.

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