Syrli, T1 de Meagan Spooner

Age :  15 ans et +
Éditeur :  Milan jeunesse : Macadam (2013)
400 pages

Note : 5 out of 5 stars

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Syrli a toujours vécu au coeur d’une ville protégée par un puissant dôme magique. Alimenté grâce à l’énergie magique que l’on collecte chaque année sur quelques enfants, le Mur protège les habitants d’un monde que l’on dit effrayant.
Syrli, âgée de 16 ans va enfin pouvoir subir la Collecte et apprendre un métier, mais les choses ne se déroulent pas du tout comme prévues. Elle serait une Renouvelable et serait ainsi capable de produire de l’énergie magique en permanence. Pour cette raison, elle est très précieuse. Mais Syrli refuse d’être réduite à une simple batterie humaine, la seule issue est de fuir…

Syrli est le premier tome d’une nouvelle trilogie dystopique. Meagan Spooner, l’auteur, a imaginé un monde en lambeaux où l’humanité ne tient qu’à un fil. Il ne resterait plus qu’une seule ville, celle de Syrli, protégée grâce à une barrière d’énergie magique, construite par les architectes.
Mais la ville est chaque jour un peu plus en danger car il n’y a pas assez d’énergie magique pour alimenter cette barrière, c’est pourquoi, chaque année, on procède à une collecte sur des enfants. Par dessus tout, il faut mettre la main sur une Renouvelable, ce qui garantirait une grande protection. En effet, contrairement aux autres, les Renouvelables ont un réservoir magique qui se renouvèle. Syrli fait partie de ceux – là, comme nous le découvrons dans les premiers chapitres du roman et à partir de cet instant, elle est en danger.
Syrli nous plonge ainsi dans un univers chaotique et Meagan Spooner nous emmène dés les premières pages au cœur de l’histoire puisque nous suivons Syrli dans un dédale souterrain. La jeune fille veut absolument savoir si elle va enfin pouvoir subir la Collecte car elle est la plus vieille enfant – ado à ne pas l’avoir encore vécue. Ce début est déroutant car on est un peu perdu parmi les nouveaux termes et l’ambiance qui règne, mais ensuite, Meagan Spooner prend le temps de tout nous expliquer. Des explications qui se révèlent passionnantes et donnent le ton au roman.
Le rythme de Syrli est en dents-de-scie, entre chapitres où il se passe beaucoup de choses et chapitres moins dynamiques. Pour autant, tout au long de Syrli, le lecteur est tenu en haleine et c’est avec intérêt que nous restons aux côtés de Syrli lors de son séjour à l’Institut puis dans sa fuite de la ville.
Pour ma part, j’ai adoré les cent premières et les cent dernières pages, qui se déroulent dans deux univers différents et nous mettent au coeur d’un récit très rythmé. A l’inverse, j’ai trouvé plus creux le séjour de Syrli dans les régions abandonnées car l’action avait tendance à se tasser même s’il se passe beaucoup de petites choses.
Par ailleurs, j’ai tout de suite accroché aux personnages. D’abord Syrli est une héroïne très attachante qui malgré ses peurs a aussi une forte personnalité. Puis le pixie Nixe m’a beaucoup amusé et j’ai appris, comme Syrli, à l’aimer au fil des pages. Enfin, on ne pourrait oublier, bien sûr, Oren, le « sauvage » peu bavard et renfermé mais tout aussi attachant que Syrli, prêt à tout pour l’aider.
Meagan Spooner invente donc une histoire très riche et j’ai hâte de connaître, dans les deux prochains tomes, son évolution car je la trouve très prometteuse. Le dôme magique et la ville qui pense être seule survivante à un monde détruit m’ont un peu rappelé le roman Never sky mais hormis cette similarité, Syrli est loin de ressembler à la trilogie de Veronica Rossi. Une dystopie à suivre…

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